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365 jours en Bourgogne

Bourgogne Aujourd’hui passe les terroirs à la loupe

6 Février 2014 , Rédigé par Laurent Gotti

Nuits-Saint-Georges, richebourg, romanée-saint-vivant, etc. des noms en forme de promesses pour les amateurs de grands vins rouges. Toujours plus proche de son (délicieux !) sujet d’étude, Bourgogne Aujourd’hui pose les pieds dans ces terroirs de prestige. Plus que jamais en profondeur...

En 20 ans, la Bourgogne a certainement davantage progressé dans la connaissance et la compréhension de ses terroirs qu’au cours des quelques siècles précédants. La science et la technologie offrent des moyens nouveaux : études géo-pédologiques, imagerie électrique, microbologie de sols, etc. Les viticulteurs vivent avec leur temps, et on ne s’en plaindra pas ! Rien ne remplace pour autant l’œil, la main, le contact régulier du vigneron avec sa vigne et ses vins.

Pour accompagner ce mouvement et satisfaire la curiosité des amateurs, toujours plus pointus eux aussi, Bourgogne Aujourd’hui a inauguré une nouvelle rubrique. Un focus sur certains terroirs des appellations dégustés (à l’aveugle) vient ainsi étayer nos pages. Cartes cadastrales en main, nous avons reconstitué le puzzle, posés sur le plan les noms des producteurs qui mettent en valeur chaque parcelle. Nous avons aussi demandé aux vignerons les plus emblématiques comment ils percoivent leurs terroirs, quels profils de vins ils s’y dessinent. C’est le cas par exemple du grand cru richebourg, voisin de la romanée-conti à Vosne-Romanée. Etienne Grivot (domaine Jean Grivot), s’enflamme quand il l’évoque ou reste muet dans une forme de recueillement au moment de le déguster. « C’est la première cuve que je vais voir le matin pendant les vinifications, confie le vigneron. Il ne se déguste pas seulement, je m’en imprègne. (…) Le richebourg exprime une force invraisemblable mais il ne la montre jamais avec brutalité ». Etienne Grivot poursuit en filant la métaphore :  « Il me donne l’impression d’une promenade dans un marché oriental, avec ces effluves d’épices mais aussi ces mouvements d’étoffes. Des tissus qui m’évoquent le toucher en bouche. J’ai la sensation d’un phénomène de lévitation ».

Les richebourg 2007 et 2012, dégustés au domaine en janvier dernier sont des modèles de raffinement et d’harmonie.

Ces focus sont aussi l’occasion de revenir sur la toponymie, l’origine de ces noms de climats. Nous avons également fait ces recherches sur le premier de Nuits-Saint-Georges Les Vaucrains, un archétype des vins de Nuits, corpulent, solide et de garde. Mais aussi le Vougeot premier cru Les Cras.

Vous trouverez, plus classiquement, nos sélections des meileurs Nuits-Saint-Georges, Vosne-Romanée et Clos de Vougeot du millésime 2011 dans ce numéro.

Autre nouveauté, Bourgogne Aujourd’hui a aussi pris (un peu) de large. Une dégustation des grands crus alsaciens, millésimes 2009 et 2010, y est à découvrir : une superbe Schlossberg « Cuvée Sainte Catherine » 2010 des sœurs Faller remporte la palme. Sélection qui vient illustrer une enquête sur la minéralité dans les vins d’Alsace (nous y reviendrons dans ce blog).

A lire l’interview de Jacques Dupont, journaliste (Le Point) en colère. Il s’insurge contre la façon dont est traité le vin en France par les « hygiénistes ».

A découvrir également un retour, 5 ans plus tard, sur le millésime 2009. Avec, là aussi, une sélection des meilleures bouteilles (Anne Gros, Harmand-Geoffroy ou encore Comtes Lafon ont fait merveilles).

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