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365 jours en Bourgogne

Millésime 2010 : top départ !

27 Avril 2010 , Rédigé par Laurent Gotti

Découvrez, en image, les premières grappes du millésime 2010 ! Michel Ecard, vigneron à Savigny-lès-Beaune vous emmène dans ses vignes du premier cru Serpentières.

Avec le printemps radieux qui s'est installé sur la Bourgogne depuis 2 semaines, les vignes ont bien profité. L'activité des vignerons va s'intensifier dans les jours qui viennent. Michel Ecard nous donne ici une petite leçon de viticulture tournée vers la qualité. Le labeur de vigneron est avant tout un incessant travail de sélection. Pour obtenir le jour venu les plus beaux fruits…

 

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Une nouvelle vente record de Romanée-Conti à Roissy

22 Avril 2010 , Rédigé par Laurent Gotti

On comprend mieux pourquoi certains s'impatientaient de voir la reprise du trafic aérien. Hier, une passagère qui s'embarquait pour Abidjan a acheté 30 000 euros de grands bourgognes...

etiquette-romanee-conti-copie-1.jpgUne vente record de grands vins a eu lieu hier matin dans la boutique Pure and Rare du terminal 2E de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Une passagère a dépensé en quelques minutes près de 30 000 euros de grands crus de Bourgogne. S’envolant pour Abidjan (Côte d’Ivoire), la passagère a notamment acheté : un Jéroboam de Romanée Conti 1986 (25 000 euros),  un La Tâche 2004, un Montrachet 2001.

« La vente s’est déroulée assez rapidement. La passagère discutait au téléphone. Elle cherchait une très belle bouteille, a repéré cet article, a discuté brièvement avec son interlocuteur qui a été convaincu », déclarent Olivier Onckelet et Serge Chiron de la boutique Pure and Rare.

Spectaculaire, mais en-dessous de la "performance" réalisée par un Chinois en décembre 2008, toujours à Roissy. L'homme s'était embarqué avec 46 423 € de vin dans ses bagages. Là encore, des grands crus de Bourgogne mais aussi plusieurs grands bordeaux (Châteaux Margaux, Pétrus, Lafite-Rothschild, Latour, Certan).

Photo : dégustation au domaine de la Romanée-Conti.

- Infos Hospices de Beaune :

Ne manquez pas cette vidéo des archives INA sur la ventes des vins de Hospices 1946. Elle est visible sur le site Bourgogne Live :

http://www.bourgogne-live.com/2010/04/retour-vers-le-futur-vente-des-vins-des-hospices-de-beaune-1946-en-video/

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Bordeaux - Bourgogne : décryptage d'une (fausse) géguerre

19 Avril 2010 , Rédigé par Laurent Gotti

"Bordeaux - Bourgogne. La grande guerre du vin français". Un article sur Slate.com remet sur la table la fameuse rivalité Bourguigno-Bordelaise. Un débat éculé qui ne mène pas bien loin. A moins qu'on ne débouche les bouteilles…

Capture Bordeaux - BourgogneDiable ! Le monde du vin serait en guerre. "A great wine world fight", si l'on en croit l'article de Mike Steinberger sur Slate.com (lire ici en anglais ou en français). Ce journaliste américain a le mérite de choisir son camp dès le titre : "I'm a Burgundy man". C'est flatteur pour le vignoble dans lequel je vis et dont je suis passionné. Une nouvelle preuve que la Bourgogne jouit d'une aura incomparable dans le monde du vin. Il est bien le vignoble qui a le vent dans les voiles depuis déjà quelques années. Je ne suis pas toujours persuadé que les Bourguignons aient toujours conscience de cette chance. Et des responsabilités qui vont avec. Les réflexions entendues ici ou là sur le projet de classement de leur vignoble au patrimoine mondial de l'humanité (lire ici) me laisse parfois pantois.

Qu'apprend-t-on dans l'article de Mike Steinberger ? A vrai dire rien de bien nouveau. Il oppose l'esprit commercial des Bordelais (leur obsession pour les prix, les notes des critiques) et à l'approche paysanne des Bourguignons. Pour ces derniers une bouteille de vin est avant tout un breuvage et non pas un objet de spéculation. "Les Bordelais ont décidé de classer leurs vins par ordre de prix; les Bourguignons, eux, l'ont fait en fonction du terroir", précise l'article.

Oui, tout ceci n'est n'évidemment pas dénué de fondements. En temps de crises financières aigues, ces arguments portent davantage encore. Les réalités décrites par Mike Steinberger sont parfaitement perceptibles pour qui a participé à la folle semaine de dégustation des primeurs à Bordeaux (ah ! la fameuse note R. Parker). Avec un bémol toutefois. Et il est de taille. Cette réflexion n'est valable que pour une partie assez congrue, la plus haut de gamme bien-sûr, du vignoble bordelais (cinq fois plus vaste que la Bourgogne, rappelons-le…).

L'article est surtitré : "Why I'll always prefer Burgundy to Bordeaux ". Ce n'est évidemment pas la première fois que quelqu'un proclame sa préférence pour tel ou tel vignoble. Mais ce type de prise de position définitive me surprend toujours. Particulièrement venant de personnes qui suivent de près le monde du vin. Je n'ai jamais rencontré d'amateur qui m'ait dit : "De tout façon je ne bois jamais de Bordeaux". Et inversement. Même si le cœur de ces personnes penche vers l'un ou l'autre des vignobles pour des questions affectives, financières ou même idéologiques. Le plaisir du dégustateur n'est il pas dans la découverte, l'ouverture à d'autres saveurs ? En bref, dans le dépassement de ses frontières ?  

Pour ma part, cela me renvoie aux règles d'or que m'a enseignées la pratique régulière de la dégustation : 

- Goûter sans a priori.

- Conclure sans généraliser.

Et puis cette sentence enferme de nombreux viticulteurs bordelais dans des réalités bien éloignées de leur quotidien. L'article a suscité de nombreux commentaires. Dont celui-ci : "Lorsque vous visitez Bordeaux, ne vous cantonnez pas aux châteaux les plus célèbres et goutez des vins dans les Côtes de Bordeaux ou dans l'Entre-deux mers et je vous promets que trouverez de grands vins abordables et de vraies personnes avec qui discuter". Cent fois d'accord.

Je laisserai le mot de la fin au fameux gastronome Brillat-Savarin (1755-1826). A son époque déjà le sujet faisait le "buzz"… Voici sa réponse lorsque lui demandait de trancher : "C'est un procès dont j'ai tant de plaisir à consulter les pièces que j'ajourne toujours à huitaine l'énonciation de l'arrêt". Je propose donc que l'audience soit ajournée.

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Chassagne vs Chassagne

13 Avril 2010 , Rédigé par Laurent Gotti

Exemple spectaculaire de ce qui fait le charme de la Bourgogne : voici deux grands vins blancs de la même appellation, mais d'un profil radicalement différent… Explications.  

Chassagne-drouhin.jpgA ma droite, un Chassagne premier cru Morgeot 2007 de la maison Joseph Drouhin. A ma gauche, un Chassagne premier cru Clos Saint-Marc de la maison Olivier Leflaive 2006. Le premier est tout en fraîcheur avec une finale citronnée d'une grande longueur. Il s'étire en bouche avec du tonus, de la vigueur. Joliment boisé (élevage à 50% en fut neuf), il a le profil d'un beau vin de garde. Le millésime a été lent à murir en blanc mais la maison a su patienter pour récolter des raisins bien équilibrés.   

Le deuxième est une vraie gourmandise. Le millésime y est pour beaucoup : 2006 est une année de forte maturité en blanc. Le terroir aussi : ce secteur de Chassagne (situé à proximité de Saint-Aubin) est bien typé de ce village de la côte de Beaune avec ce côté croquant, gras mais sans lourdeur. Son onctuosité tapisse finement le palais. Il donne un maximum de plaisir dès aujourd'hui. Il confirme tout l'intérêt de ce millésime 2006 en blanc (spécialement pour les amateurs de vins à boire jeunes)

Ces deux vins, produits par deux belles maisons de négoce bourguignonnes, sont issus de vignes exploitées directement par ces entreprises (la parcelle exploitée par J.Drouhin a été confiée par Georges Laguiche, héritier d'une famille propriétaire de beaux terroirs en côte de Beaune). Un gage de qualité supplémetaire.

Par un heureux hasard ces deux bouteilles se sont retrouvées côte à côte lors de la séance finale et festive du Certificat professionnel d'analyse sensorielle (lire ici). Elles offraient un vrai plaisir gustatif mais aussi pédagogique.

 

Voici également quelques bouteilles recommandables dégustées à cette même occasion (chaque participant apportait une bouteille de son choix) :

- Rully blanc Les Saint-Jacques 2005 (Domaine Laborde-Juillot - Cave de Buxy)

- Givry blanc  Buissonnier 2006 (Cave de Buxy)

- Côte Roannaise rouge Les Millerands 2008 (Robert Sérol)

- Morey-Saint-Denis rouge Clos les Sionnières 2006 (Lucie et Auguste Lignier)

- Morey-Saint-Denis rouge 2007 (Taupenot-Merme)

- Chambolle-Musigny premier cru rouge Combe d'Orveau 2007 (Taupenot-Merme)

 

Quelques infos en prime : j'ai fait la rencontre de François Desperriers et Aurélien Ibanez créateur du site (tout nouveau, tout beau) Bourgogne Live. Pour tout savoir de l'actualité culturelle et gastronomique en Bourgogne. On devrait en reparler prochainement…

www.bourgogne-live.com

 

Le tout de chez le passionné et passionnant Pascal Wagner.

 www.caves-abbaye-beaune.com).

 

 

 

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Bourgogne Aujourd'hui : le meilleur de Corton et Chablis

2 Avril 2010 , Rédigé par Laurent Gotti

Le numéro 93 de Bourgogne Aujourd'hui vient de paraître. Avec son supplément Beaujolais.

couv-copie-2.jpgLa photo de couverture mérite quelques explications. Il s'agit de chaufferettes dans le vignoble de Chablis. Le gel de printemps a longtemps été l'ennemi héréditaire de Chablis. Il mord les jeunes pousses de la vigne jusqu'à annihiler presque complètement la future récolte. Après guerre, les gelées frappaient deux ou trois ans sur cinq. Devant les difficultés économiques provoquées par la situation, bien peu de jeunes de la région se trouvaient alors une vocation de vigneron. Ce vignoble dont, le nom nous est si familier aujourd'hui, a bien failli disparaître. Il est tombé à moins de 500 hectares cultivés dans les années 1960. Aujourd'hui, il en compte 4 000 ! Ces chaufferettes sont allumées dès que la menace se précise. Généralement en fin de nuit. Le spectacle est aussi peu prévisible que surréaliste.

Au programme de ce Bourgogne Aujourd'hui, une rencontre avec Pascal Husting, directeur de Greenpeace France (voir cet article).

Les guides d'achat des 2007 de la colline des Cortons, des chablis villages et premiers crus 2008 (un beau millésime chablisien). Mais aussi des AOC voisines : Irancy, Saint-Bris, etc.

Le dossier se penche longuement sur le rôle des œnologues-conseils. De nouveaux venus dans le paysage des vins de Bourgogne. Controversés pour certains, indispensables pour d'autres (lire aussi cet article)…

Une dégustation exceptionnelle du Clos de Tart, de 1887 à 2005 ! (voir aussi cette vidéo). Et beaucoup d'autres choses.

Le supplément Beaujolais Aujourd'hui propose notamment une sélection des crus 2008.

Dans tous les bons kiosques, 6 €.

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