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365 jours en Bourgogne

Millésime 2011 : c'est parti aux Hospices de Beaune !

30 Août 2011 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Hospices de Beaune, #Millésime 2011

Les vendanges ont débuté hier aux Hospices de Beaune. Les dernières semaines pluvieuses ont handicapé un millésime qui n'annonçait très prometteur.

IMG_4368.JPGLes raisins rentrent, sous le soleil, depuis hier à la cuverie des Hospices de Beaune. Blancs en tête : pouilly-fuissé, meursault. En rouge, les volnay et les beaune ont suivi. Les maturités n'enregistrent pas des records, mais restent parfaitement honorables. Entre 11,5 et 12° d'alcool potentiel pour les rouges, les blancs se situant plus facilement vers 12,5°. L'action des pluies orageuses des dernières semaines a dilué le sucre dans les raisins. De même, les acidités ont largement chutées ces derniers jours.

Pour Roland Masse, le régisseur, la satisfaction vient de l'état des raisins : il craignait une forte présence de pourriture à cause de l'humidité. Il n'en est rien. Le tri reste facile à opérer et ne concerne finalement qu'un petit pourcentage de grappes. Sans doute faut-il y voir l'effet de la bonne épaisseur des peaux des baies. L'année a en effet été marquée par un printemps particulièrement sec. Une première tendance se dégage sur le profil du millésime : les 2011 seront certainement assez moyennement puissants et plutôt souples. "Peut-être un mixte entre 2002 et 2007", pronostique Roland Masse. A confirmer…

 

Photos : Raisins de la cuvée Beaune Bétault récoltés ce jour aux Hospices de Beaune. 

 

 

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Quand la Bourgogne s'inspirait de la Moselle

17 Août 2011 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Grand cru

Pourtant présente dans la région dès l'antiquité, la vigne n'aurait conquis les coteaux de Bourgogne qu'assez tardivement. Surprise, la Moselle aurait montré la voie aux Bourguignons...

Aloxe-corton.jpgQue serait la Bourgogne du vin, sans ses coteaux de calcaire et d'argile tournés vers les premiers rayons du soleil ? Pas grand-chose. Au mieux, un vignoble irrémédiablement voué à produire des vins sans grand caractère ni originalité. Pourtant selon Jean-Pierre Garcia, professeur au laboratoire ARTeHIS de l'Université de Dijon, les Bourguignons n'ont compris tout l'intérêt à planter des vignes sur la côte qu'assez tardivement. Les témoignages archéologiques de plantation à l'époque Gallo-romaine y sont introuvables. L'étude de la stratigraphie des sols ne laissent percevoir qu'une mise en culture progressive pendant la transition entre l'antiquité et le moyen-âge. La plus ancienne description de collines couvertes de vignes à Dijon date du VIe siècle sous la plume de Grégoire de Tours.

Parmi les divers éléments qui ont pu conduire à cette évolution décisive, Jean-Pierre Garcia met en évidence un surprenant facteur historique. Ses recherches l'ont conduit à Trèves en Moselle. La cité allemande est à la fin de l'antiquité le siège de l'empereur Constantin et par là de l'influence romaine, dont la Bourgogne dépend alors. La viticulture mosellane se caractérise par l'exploitation de pentes abruptes sur les bords du fleuve. La montée des vignes sur les versants en Bourgogne pourrait reposer sur l’imitation de ce modèle impérial…

 

Photo : Aloxe-Corton vu de son coteau. 

 

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