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365 jours en Bourgogne

Export : La Bourgogne va battre un nouveau record

25 Janvier 2013 , Rédigé par Laurent Gotti

Le précédent record datait de 2007. La Bourgogne a réalisé un chiffre d'affaires de plus 730 millions d’euros en 2012.

Exportation-vins-de-Bourgogne.jpgQuelques chiffres manquent seulement (ceux du mois de décembre) pour valider l'information : 2012 devrait se terminer sur un volume de vins de Bourgogne expédié supérieur à 94 millions de bouteilles. C'est surtout la projection du chiffre d’affaires qui attire l'attention : plus de 730 millions d’euros. Soit 2% de plus que le précédent record datant de 2007. Les dernières satistiques, sur les 11 premiers mois de 2012, sont toujours aussi bien orientées en volume (+7,8%) comme en valeur (+11%), soit une hausse des prix de 4% en moyenne. Cette performance est autant le fait des vins blancs que des vins rouges. Il faut aussi souligner le développement sans précédent à l’export des crémants de Bourgogne qui devraient atteindre 5,8 millions de bouteilles (2 fois plus qu’en 2006), soit un tiers de la production de l’AOC.

La plus grande progression se fait au Japon (+20% en valeur). Le chiffre d’affaires est également en hausse d’environ 10 % sur les 3 autres principaux marchés (Etats-Unis, Royaume-Uni et Canada), tandis que le duo Chine (+37%) et Hong Kong (+18%) continue à gagner des places au classement. A noter également la forte progression du marché russe (de la Lettonie et de la Lituanie également), dont les importations ont tout simplement doublé en 2 ans.

Ces chiffres laissent présager un autre événement à venir : l'année 2013 pourrait voir le podium des pays importateurs de vins de Bourgogne être bousculé. Si la tendance actuelle se confirme, le Japon passera devant le Royaume-Uni dans les prochains mois. "Après une stagnation d’une dizaine d’années, l’importation de vins au Japon est à nouveau entrée, depuis 2008, dans une phase de croissance constante, en volume. Celle-ci ne devrait pas s’essouffler à moyen terme : le marché n’est pas encore arrivé à maturité (2 litres de vin par an et par habitant seulement)", note le service économie de l'Interprofession des vins de Bourgogne. Sur les 11 premiers mois de 2012, la hausse est de 22% en valeur. Le Japon aurait déjà surpassé le Royaume-Uni, devenant le deuxième pays importateur, si les britanniques n'avaient pas connu un rebond des importations courant 2012.

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Enchères "historiques" à la mairie de Dijon

18 Janvier 2013 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Enchères, #Grand cru

 Un Cros Parantoux 1999 d’Henri Jayer, des richebourg  de Jean Gros ou encore des bâtard-montrachet de Pierre Morey sont à la vente à Dijon le 27 janvier. Des vins issus de la cave de la mairie.

Encheres-mairie-dijon.JPGFrançois Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, parle d’une vente "historique". C’est sans doute un peu emphatique, mais le catalogue est incontestablement alléchant. Un total de 3 500 bouteilles est proposé le 27 janvier prochain à l’Hôtel de Ville (14h30 salle de Flore).

 "Les bouteilles phares, outre le Cros Parantoux 1999 de Jayer sont essentiellement celles des domaines Jean Gros (richebourg), Pierre Morey (bâtard-montrachet) et aussi Michel Lafarge (nombreux Volnay). Mais il est important que chacun puisse acquérir quelques bouteilles suivant son budget", explique Pascal Kuzniewski, expert de la vente auprès des Commissaires-priseurs Sadde. On ajoutera aussi parmi les vins prometteurs : des corton-charlemagne de Rapet (1985, 1986), de nombreux blancs d’Hubert Lamy, des puligny de chez Carillon, des meursault-genevrières (1989) de chez Bouchard Père et fils. Chez Jean Gros, toujours, les vosne premier cru Clos des Réas 1989 et 1991 sont attractifs.

Le chiffre d’affaires attendu est estimé à 100 000 €  et sera versé au Centre communal d’action sociale de Dijon.

Cros-Parantoux-h.Jayer.jpg"C’est à notre connaissance la première fois que la Mairie de Dijon procède à ce genre de vente. A mon avis, cette décision est justifiée par la quantité détenue en cave, autour de 8 000 flacons avant expertise, et le « vieillissement logique» d’une partie des vins des années 70/80", conclut Pascal Kuzniewski.

"Des bouteilles rares pourraient partir à 250 euros au moins, mais le commissaire-priseur adjugera également des bouteilles à des prix nettement plus abordables, probablement à partir de 5 euros", écrit François Rebsamen en introduction du catalogue. Quant à la provenance et la bonne conservation des bouteilles, elles ne souffrent pas de contestations (lire ici)…

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