Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
365 jours en Bourgogne

A Portée de Vins obtient le label "Vignobles et...

28 Mai 2013 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #A Portée de Vins

Lire la suite

Ouille ! 2013 est l'année la plus tardive depuis...

28 Mai 2013 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Millésime 2013

Lire la suite

Semaine des Climats : Dégustons le patrimoine de l'humanité !

24 Mai 2013 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #A Portée de Vins, #Dégustation, #Climats au patrimoine de l'humanité

Avis aux amateurs : le 1er juin prochain, dans le cadre de la Semaine des Climats, j'anime une dégustation de vins issus de vignobles inscrits au patrimoine de l'humanité. Présentation :  

Lavaux.jpgDéguster un vin est un plaisir des sens.  C'est aussi goûter au lien intime qui relie un lieu, des hommes, une histoire. Certains vignobles constituent ainsi de véritables trésors pour l'humanité. L'Unesco a inscrit une dizaine d'entre eux sur la liste du patrimoine mondial : au Portugal, en Hongrie, en Italie mais aussi en France, etc. Nous vous proposons d'en découvrir quelques-uns verre en main.

Pendant 2 heures, Myriam Laidet chargée de mission au réseau Vitour (réseau unissant les vignobles européens classés par l'Unesco) et Laurent Gotti, formateur en dégustation (A Portée de vins) et journaliste (Bourgogne Aujourd'hui) vous proposent de faire escale parmi 5 de ces vignobles (Val de Loire, Lavaux, Val d'Orcia, Douro, Açores). Nous nous pencherons aussi sur le modèle bourguignon… En anticipant une future inscription de la Bourgogne sur cette liste !
   

Samedi 1er juin - 11h précise - Caveau de l'office de tourisme de Nuits-Saint-Georges (3 rue Sonoys). Entrée libre, sur réservation (places limitées) : info@climats-bourgogne.com

Photo : Sur les bords du lac Léman, il n'y a pas que des banques et des accélérateurs de particules, il y a aussi un très beau vignoble : Le Lavaux.

   

 

 

Lire la suite

2013 : Millésime de tous les dangers

15 Mai 2013 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Millésime 2013

On ne l'écrira jamais assez : à l'origine de tout grand vin il y a d'abord une volonté humaine. Le millésime 2013 démarre avec un handicap de ce côté là aussi (en plus du temps maussade). 

P5110767.JPGPrintemps pourri, inondations et pas d'amélioration du temps prévu à moyen terme… La vigne a pris du retard.

Rien ne permet aujourd'hui d'affirmer que le millésime qui se prépare sera de piètre qualité. Il est trop tôt. Les dernières semaines de maturation du raisin font très souvent la différence. Tout juste peut-on supputer que ce millésime ne sera pas précoce. C'est en tout cas ce qu'indique le retard à l'allumage du cycle végétatif de la vigne.  

Pourtant, ce millésime inquiète plus qu'à l'accoutumé. Une des données primordiales ne se situe pas côté ciel cette année. Elle serait à chercher plutôt côté terre. Sous terre même : les caves sont vides. "Il n'y plus de camelote à vendre", explique un courtier un vin. Le millésime 2012 et sa toute petite récolte, sont passés par là. Avant lui 2011 (les rouges) et 2010 n'avaient guère été prolifiques. Conséquence : dans les vignes les viticulteurs appellent de leurs vœux un millésime abondant. Pour certains, ce serait même une question de survie. La succession de petites récoltes a mis à mal la comptabilité des exploitations qui ne disposent pas d'appellations prestigieuses à leur gamme.

Pour remédier à la situation il leur faut donc produire. Et dans ce domaine la nature peut être largement encouragée : en taillant la vigne moins court l'hiver, en ébourgeonnant moins sévèrement au printemps (c'est une des opérations actuellement en cours dans le vignoble), etc. Nombre de viticulteurs ont donc été tentés de voir plus large que d'habitude cette année.

Pas besoin de cuisiner les gens du cru pour s'entendre dire, qu'effectivement, l'heure n'est pas aux excès de zèle en matière de régulation des rendements… 

Si la floraison de la vigne (fin juin probablement) se passe sans problème, les vignes seront probablement chargées cet été. Il n'y aura plus qu'à espérer un été généreusement ensoleillé pour faire mûrir toutes ces grappes, comme en 1999 ou en 2009. Dans le cas contraire, il faudra s'attendre à  une récolte médiocre. Car quantité et qualité font rarement bon ménage en matière de vin.

Mais il faut ajouter un gros bémol à ce scénario pessimiste. Les bons vignerons auront, comme d'habitude, fait le nécessaire à la vigne. Et ils proposeront, comme d'habitude, des vins de qualité (à moins d'une catastrophe climatique comme la Bourgogne n'en a pas connu depuis 1984).

La morale de cette histoire, qui n'est encore qu'une fiction, vous l'avez déjà trouvée : que seraient ces fameux terroirs sans l'homme ? Rien.

Photo : Vignes à Meursault le 11 mai dernier 

Lire la suite

Le docteur Jekyll et Mister Hyde du goût

7 Mai 2013 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Dégustation

L'amertume est un goût ambivalent. Apprécié ou détesté, il fait rarement l'unamité parmi les amateurs de vin. La science nous explique pourquoi.

Amertume-et-vin.jpgIl est l'heure de l'apéritif ce dimanche midi. Les verres sont sortis. La bouteille suit, mais sous "chaussette", histoire de goûter le vin à l'aveugle.  Le nez est frais, assez complexe, sur des notes d'agrumes (pamplemousse). Un sauvignon peut-être... En bouche, le vin s'affirme sur une texture assez ample, ronde. Puis très rapidement une forte amertume vient gratter le fond du palais. La saveur persiste désagréablement sur la gorge.

"Tu aimes ?", demande nos hôtes. "Non, je ne suis pas emballé". Une litote pour rester poli. Une amertume persistante en bouche est pour moi rédhibitoire. Elle ne l'est pas du tout pour mes voisins. Au contraire "Ah ! moi, j'adore ça…".

Le vin est une Petite Arvine du Valais (Suisse) du millésime 2010. Mais qu'importe sa provenance et son cépage. Non, ce qui m'étonne ici c'est les disparités entre dégustateurs dans l'appréciation de l'amertume. Je connais pourtant la réputation de cette saveur : parmi les quatre grandes que nous sommes capables d'évaluer (le sucré, le salé, l'acide et donc l'amer) elle est la plus sujette à différence de jugement.

L'amertume est en fait le docteur Jekyll et Mister Hyde du goût. On dit d'une expérience cuisante qu'elle nous laisse un souvenir amère. Quand certaines plantes produisent de l'amertume pour éviter de se faire dévorer par les herbivores... L'endive ou le pamplemousse sont deux aliments qui font rarement l'unanimité.

Et pourtant quelques-uns des produits les plus largement appréciés seraient bien ennuyeux sans amertume : le chocolat ou le café par exemple. Et  je ne parle pas d'un fameux soda (qui contient de la quinine), dont Uma Thurman vante les mérites, à un garçon un peu décontenancé, dans un spot télévisé. "Hey, What did you expect ?".

L'amertume participe grandement à élargir nos perceptions en bouche. A les rendre plus persistantes aussi. C'est, en tout état de cause, une saveur que l'on apprend à apprécier avec le temps. Il est rare que les enfants la plébiscitent. Ils lui préfèrent largement la douceur des sucreries.

Mais c'est surtout la différence génétique qui semble être particulièrement discriminante. C'est ce que nous apprend la science. A tel point qu'avant l'invention du décryptage de l'ADN, les tests de paternité  étaient basés sur la sensibilité à un composé amer connu sous le nom de PTC (source wikipédia). La capacité à détecter ce type de composés influencerait nos habitudes alimentaires explique aussi les chercheurs.

Pour en revenir au vin, deux conclusions s'imposent. Mieux vaut toujours faire confiance en son propre ressenti pour se faire un avis. Mais aussi veiller à garder l'esprit bien ouvert et se dire que ce vin que l'on a trouvé bien amère, à notre goût, n'en était pas moins une bouteille intéressante. C'était d'ailleurs le cas de notre Petite Arvine valaisanne de ce dimanche...

Lire la suite