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365 jours en Bourgogne

Michel Ecard : ce Serpentières n'en démord pas

29 Janvier 2015 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Dégustation

Retour sur une décennie de Savigny-lès-Beaune premier cru Serpentières au domaine Joanna et Michel Ecard. Dix millésimes entre le très bon et l'excellent…

Il est de petits coups d'œil dans le rétro qui rassurent, voire qui confortent. Il y a tout juste 10 ans, Joanna et Michel Ecard décidaient de partir à l'aventure. Reprenant une partie des vignes du domaine familial (domaine Maurice Ecard), ils donnaient naissance à leur propre exploitation. Dans leur bagage, quelques-uns des plus beaux terroirs de Savigny-lès-Beaune : Narbantons, Gravains, Peuillets etc. Sans oublier Les Serpentières, la cuvée phare du domaine.
Dès ces premières années les lecteurs de ce blog ont pu suivre le travail de ce vigneron à la passion communicative.

A l'occasion de cet anniversaire, Michel nous propose de revenir sur la décennie écoulée. Elle a vu se succéder des millésimes très différents, de sérieux pépins de santé , des orages de grêle dévastateurs , etc. Et pourtant, la dégustation de ces 10 millésimes laisse éclater, avec une grande constance, le caractère élégant et suave de ce climat de la Côte de Beaune. La démonstration qu'un grand terroir, conduit par un vigneron talentueux, s'y sont donnés rendez-vous. Pour le plaisir des amateurs de vins de Bourgogne à la recherche de grandes cuvées à prix raisonnables… Les 2011 et les 2012 sont actuellement en cours de commercialisation (21 €) au domaine.

Savigny-lès-Beaune premier cru Serpentières 2014 (tiré sur fût) – 16,5  sur 20
Les contours de ce millésime 2014 se dessinent dans un registre flatteur. Le nez propose un joli fruit, subtil (fraise, framboise). La bouche est délicate, mais aussi gourmande et longue. Un millésime qui n'a peut-être pas le fond des plus grandes années mais qui apporte du plaisir.

Savigny-lès-Beaune premier cru Serpentières 2013 – 14,5 sur 20
C'est le millésime qui a présenté le plus de fil à retordre à Joanna et Michel Ecard. Le printemps particulièrement humide et sans lumière a donné le ton. Le temps n'a pas été particulièrement clément pendant les vendanges non plus. Et entre-temps la grêle est passée par là… "Nous avons récolté à genoux et sous la flotte. C'était de la cueillette grume par grume. Tout cela pour obtenir seulement deux pièces de vin (600 bouteilles)", se souvient Michel. Le nez demande un peu de temps pour s'ouvrir. Il évoque des notes de fruits noirs (cassis) accompagnées d'une petite touche végétale La bouche est riche, d'une belle densité. Mis en bouteille en octobre dernier, ce Serpentières fait mieux que de la figuration.

Savigny-lès-Beaune premier cru Serpentières 2012 – 17 sur 20
Le nez illustre parfaitement le caractère de très belle maturité du millésime. Une année surgie de nulle part qui, dégustation après dégustation, dévoile un potentiel insoupçonné à sa naissance.
Les notes de cerise juteuse, de coulis de cassis s'expriment avec intensité. La bouche est très profonde, d'une puissance inhabituelle pour ce terroir. Il en résulte une personnalité voluptueuse, charnelle. Les rendements se sont établis à seulement 12 hectolitres par hectare avec au final un degré potentiel de plus de 13,5.

Savigny-lès-Beaune premier cru Serpentières 2011 – 16 sur 20
Grand contraste après 2012 ! Les notes florales, de framboise, sont de retour. La bouche se dévoile davantage en finesse qu'en puissance elle aussi. Elle ne manque pas pour autant de présence. Cinq années de garde supplémentaires ne devraient pas lui nuire, au contraire. D'une grande élégance et complexité, voilà un très beau pinot noir bourguignon.
Savigny-lès-Beaune premier cru Serpentières 2010 – 18,5 sur 20
"Après 5 millésimes, j'ai vraiment pris mes marques cette année là". Le résultat est tout simplement magnifique. Tout y est : concentration, fraîcheur, longueur. Le nez se montre d'une remarquable précision exhalant d'envoûtantes notes de violette, de petits fruits noirs, de réglisse. La finale est suave, ciselée. Un vin d'une éclatante harmonie. Il ne dépareillerait pas dans une série de grands Chambolle-Musigny !


Voir la visite de pré-vendanges réalisée une semaine avant la récolte (vidéo ci-desssous).

 

Savigny-lès-Beaune premier cru Serpentières 2009 – 17 sur 20
Millésime porté aux nues dès sa naissance, 2009 déçoit assez rarement. Sa générosité est bien au rendez-vous sur ce Serpentières. Un nez intense révèle des notes de fruits noirs bien mûrs. La bouche est profonde, gourmande. Bon à sa naissance, bon avant la mise en bouteille, bon aujourd'hui. Bon… encore longtemps sûrement !

Savigny-lès-Beaune premier cru Serpentières 2008 – 13 sur 20

C'est le millésime que Michel Ecard renierait presque. Année tardive, marquée par de fortes acidités. Le vin est en effet un peu mordant et étriqué en bouche. L'aération ne lui fait pas de mal cependant.

Savigny-lès-Beaune premier cru Gravains 2007 – 16,5 sur 20
Plus de Serpentières en cave… Michel Ecard propose un Gravains pour suppléer cette lacune. Terroir plus masculin que les Serpentières, apte à donner des vins campés sur des tannins plus marqués, ce Gravains se joue parfaitement de la légèreté du millésime. La bouche s'en trouve généreusement remplie. Le nez associe les fruits noirs confits et une touche d'évolution (champignon). Une réussite.

Savigny-lès-Beaune premier cru Serpentières 2006 – 17 sur 20
Le nez très ouvert, évoque de notes de fraises fraîches accompagnées d'un peu de crème chantilly…. La bouche se montre dans sa plénitude, harmonieuse et parfaitement équilibrée. Un millésime de bonne maturité, à boire aujourd'hui et encore quelques années.

Savigny-lès-Beaune premier cru Serpentières 2005 – 18,5 sur 20
Premier millésime pour Joanna et Michel Ecard et pas n'importe lequel ! 2005 est l'année de garde par excellence. Démonstration éloquente avec cette cuvée (goûtée régulièrement depuis sa naissance), elle évolue lentement tout en gardant une grande profondeur. Le nez de cassis frais refait son apparition à l'aération. Pour Michel Ecard, ce vin sera à son apogée dans 15 ans. Cela peut paraître audacieux mais il a très certainement raison. Si vous ne pouvez attendre jusque là, ouvrez la bouteille une journée avant de la servir en ayant pris soin de verser un tiers du flacon dans un verre.

 

  • Terroir : Un sol pauvre et calcaire

Comparaison n'est pas toujours raison, certes. Mais au vu de cette série, Les Serpentières n'ont pas de complexe à nourrir devant certains terroirs, bien plus réputés, de la Côte de Nuits. Nous pensons spontanément à Chambolle-Musigny par analogie avec le caractère souvent floral, raffiné au nez comme en bouche qu'offrent les vins de ce climat.
Les Serpentières se situent sur un coteau exposé au sud. Les maturités sont atteintes sans difficulté.
Le nom de ce climat fait référence à des sources qui serpentent régulièrement sur ses flancs.
Le domaine Joanna et Michel Ecard dispose d'un hectare tout rond, planté de vignes âgées de 55, 65 et 80 ans. Un matériel végétal de qualité donnant très souvent des raisins millerandés. La parcelle s'étire de bas en haut et couvre une bonne partie du secteur central du coteau (au-dessus du cimetière de Savigny). Le sol y est très caillouteux, calcaire. Sur cette terre peu épaisse la vigne souffre et reste naturellement peu productive.

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Des grands crus à la Saint-Vincent tournante !

16 Janvier 2015 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Grand cru, #Saint-Vincent

Pour la première fois depuis 1938, date de la création de l'évènement, les participants à la Saint-Vincent tournante pourront déguster un grand cru. Deux cuvées ont été mises en bouteille grâce à la participation de producteurs de ces terroirs uniques.

Voilà un bien joli message envoyé par une quarantaine de producteurs bourguignons. A l'heure où les vins de Bourgogne, grands crus en tête, n'ont jamais été autant convoités et inaccessibles au commun des mortels, ces maisons ou vignerons ont donné une partie de leur récolte pour cette Saint-Vincent 2015. L'opération s'est déroulée sous la houlette de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin et du Comité d'organisation de la Saint-Vincent 2015 (Vougeot et Gilly-lès-Citeaux).
Quelques noms parmi les plus prestigieux de la Côte de Nuits figurent dans la liste  (voir ci-dessous).

Une cuvée unique de Clos de Vougeot et d'Echezeaux ont ainsi été mises en bouteille. Le tout représente un peu moins de 6 pièces (un fût de 228 litres).
Parmi un total de 7 cuvées proposées à la dégustation lors de l'évènement, les participants dûment dotés d'un kit dégustation (15 €) pourront goûter à l'un des deux grands crus. Il ne reste plus qu'à patienter jusqu'au 24 et 25 janvier. Les vins ont été assemblés peu après le décuvage et confiés à l'un des viticulteurs. Ces cuvées sont deux très belles réussites !
Les organisateurs veilleront, sur les conseils du sommelier Michel Smolarek, à ce qu'elles soient servies à bonne température (jamais simple lors d'une manifestation en plein air).

www.st-vincent-tournante.fr


La dégustation

Clos de Vougeot 2013

La robe est profonde à reflets violacés. Un nez expressif laisse percevoir spontanément des notes fumées et épicées. Le fruit, sur le cassis, s'exprime dans un deuxième temps. L'ensemble donne une expression aromatique raffinée et délicate. La bouche se montre davantage sur la souplesse que la concentration. La consistance et la persistance sont bien là.
Un vin élevé dans l'enceinte même du Clos de Vougeot puisque c'est le Château de la Tour (François Labet) qui a finalisé l'élaboration et procédé à la mise en bouteille.

Echezeaux 2013

D'une couleur un peu plus dense que le Clos de Vougeot, cet Echezeaux, annonce un surplus de consistance. Une impression visuelle qui se confirme en bouche. Sa texture affirme des tannins légèrement plus marqués mais aussi une belle enveloppe, suave, en milieu de bouche. La finale est fraîche. Le nez se montre remarquable d'élégance : il exhale de fines notes florales (violette), de fruits noirs bien mûrs. Un vin de caractère. L'élevage a été confié au domaine Méo-Camuzet.
La simple idée de goûter un vin réunissant les Hospices de Beaune, les domaines de la Romanée-Conti, Comte Liger-Belair, Méo-Camuzt et beaucoup d'autres grands noms était déjà un évènement… Le vin est à la hauteur de l'attente !

La liste des généreux donateurs :
Maison Albert Bichot, Bouchard Père et Fils, GFA Bouchy et amis, Domaine Jacques Cacheux, Domaine Capitain-Gagnerot, Domaine Christian Confuron, , Domaine R. Dubois, Dufouleur Frères, Maison Joseph Drouhin, Domaine Faiveley, Domaine Forey, Domaine Alain Maurice Gavignet, Domaine Gerbet Filles, Domaine Jean Grivot, Maison Louis Jadot, Hospices Civils de Beaune, Domaine Chantal Lescure, Domaine du Comte Liger-Belair, Domaine Thibault Liger-Belair, Château de Marsannay,  Domaine Méo-Camuzet, Domaine Alain Michelot, Domaine Mongeard-Mugneret, Domaine Dominique Mugneret, Domaine Georges Mugneret-Gibourg, Domaine André Nudant et Fils, Domaine Georges Noëllat,  Domaine des Perdrix, Château de la Tour, Domaine Gérard Raphet, Domaine Daniel Rion, Domaine de la Romanée-Conti, Domaine Rouget, Domaine Laurent Roumier, Château de Santenay, Domaine Robert Sirugue, Domaine Jean Tardy, Domaine Thénard, Domaine Tortochot, Domaine Cécile Tremblay,Domaine de la Vougeraie, Maison Henri de Villamont.

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Saint-Vincent sur le chemin des Moines

8 Janvier 2015 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Grand cru

Avec la Saint-Vincent tournante, les 24 et 25 janvier prochains (Vougeot et Gilly-lès-Cîteaux), la Bourgogne se replonge dans sa longue histoire monastique. Mais qui étaient donc ces moines ?

Des hommes durs à la tâche, défrichant la Côte pour y découvrir les meilleurs terroirs. Des agronomes hors pair maitrisant les cépages et la conduite de la vigne. Des experts en vinification découvrant les secrets des grands vins… La Saint-Vincent tournante 2015 mobilise tout cet imaginaire intimment lié à la Bourgogne.

Histoire, mais aussi (re)construction identitaire…
Nous savons en fait assez peu de choses, avec certitude, sur l’apport réel des moines cisterciens. Les chercheurs en pointe sur le sujet reconnaissent quelques lacunes et se prononcent avec peu de certitudes. Même si l'impact monastique sur le vignoble bourguignon est indéniable.

« Ils étaient de très grands producteurs et propriétaires viticoles. De grands architectes aussi. On retrouve tout cela à travers l'image du Clos de Vougeot (…). Pourtant l'idée que les moines cisterciens avaient des pratiques viticoles d'exception, qui se retrouveraient dans les vins d'aujourd'hui, est une construction du 20e siècle », explique Marion Foucher, chercheuse à l’Unité ARTéHis de Dijon.

Quant à la précocité des moines dans le domaine de la hiérarchisation des terroirs, l’idée semble peu étayée là-aussi…

« Les moines n'ont jamais fait de "Clos de Vougeot", ils mélangeaient les raisins de l'ensemble de leur domaine et produisaient le vin de Cîteaux. Le domaine de Vougeot, c'était le clos, mais aussi toutes les vignes autour. Ils exploitaient des vignes un peu partout sur la côte mais n'avaient pas un pressoir dans chaque secteur. Ceux de Vougeot ou de Fixin attiraient donc les raisins des alentours. On ne séparait pas alors les raisins issus, par exemple, du Clos de Vougeot des raisins des Musigny, des Echezeaux, etc. On pressait le vin des Cisterciens. »

De son côté, Benoit Chauvin a passé près de 50 ans à étudier l’ordre de Cîteaux. Sujet d'étude inépuisable car le monastère bourguignon a essaimé dans toute l'Europe. Pas moins de 750 abbayes masculines depuis la Sicile jusqu'aux pays baltes, en passant par le Portugal, l'Irlande, etc.

Finalement que retient-il de l'héritage de ces moines ? "Ils ont été les premiers à donner au commerce du vin de Bourgogne une telle ampleur. En même temps qu'ils multiplient les plantations de vignes, ils vont se doter de comptoirs dans les villes." Dans ces comptoirs, les villageois s'approvisionnent en vin car la règle de Saint-Benoît (base de la vie monastique de nombreux ordres) autorise la vente de surplus. La démarche a d'autant plus de succès qu'à partir de la fin du 12e siècle les villes renaissent et voient l'apparition de la bourgeoisie.

Non seulement nos moines avaient donc certainement quelques capacités agronomiques et œnologiques, mais ils avaient surtout compris que le nerf de la guerre et la meilleure façon de pérenniser leurs activités, c'était de vendre ! Cela valait bien un hommage de Saint-Vincent…

Programme et informations pratiques ici.

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Charlie vivra !

8 Janvier 2015 , Rédigé par Laurent Gotti

Charlie vivra !

Carte de presse n°91247 contre tous les fanatismes, en soutien à Charlie hebdo et pour la liberté d'expression !

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Le Beaujolais se déchire : la Bourgogne en recours

4 Janvier 2015 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #polémique

C'est un peu plus qu'une histoire de Clochemerle qui se joue dans le Beaujolais. Mais une opposition entre des visions du vin différentes. un face à face dans lequel la Bourgogne aura immanquablement son mot à dire...

"Nos vins se vendent bien, ils sont appréciés... Tant qu'on évite de préciser que nous sommes dans le Beaujolais !", Discours tenu par beaucoup de vignerons des crus du Beaujolais ces dernières années. L'histoire était donc écrite d'avance. Les crus du Beaujolais font sécession : ils ne souhaitent plus apporter leur contribution à l'Union des vignerons du Beaujolais*. L'annonce a été faite le 18 décembre dernier.
A mesure que les appellations Beaujolais et Beaujolais-villages s'enfonçaient dans la crise, les crus ne pouvaient que se désolidariser de leurs voisines du sud. Trop dépendantes de l'effet beaujolais nouveau, devenu délétère. Trop suspendues à un négoce chargé de redorer un blason largement terni. Trop longtemps coupées des amateurs de vin et donc incapables de sentir le vent tourner.
Quelle communauté d'intérêts peut subsister entre un producteur de moulin-à-vent qui vend une bonne partie de ses vins aux particuliers et un producteur de primeurs se "débarrassant" de la totalité de ses cuvées dès le mois d'octobre venu ?
Le Beaujolais est le théâtre d'une véritable catastrophe industrielle silencieuse, sournoise. Elle laisse des traces. Un chiffre, sec et froid, pour la quantifier : plus de 6 000 hectares de vignes (sur 23 000) disparus en une décennie.

Tout cela aux portes d'une Bourgogne plus que jamais triomphante. Insolente presque. Les crus du Beaujolais regardent irrésistiblement vers le nord et voudraient se délester du sud. Ne plus entendre parler de beaujolais nouveau, mais se placer en orbite autour des prestigieuses appellations bourguignonnes.*
De son côté la Bourgogne, en manque de vin, fait les yeux de Chimène aux crus du Beaujolais. Ces dernières années ont été marquées par les annonces de maisons historiques venues investir dans le Beaujolais. En novembre dernier, Joseph Drouhin officialisait son partenariat avec les Hospices de Belleville.

Lors de sa prise de fonction à la présidence de l'Interprofession des vins de Bourgogne, Louis-Fabrice Latour, affichait clairement sa volonté de voir les deux interprofessions fusionner à moyen terme. De là à écrire que la Bourgogne a encouragé ce divorce à la Beaujolaise...

On imagine pourtant mal une fusion Bourgogne-Beaujolais s'opérer en laissant sur le bord de la route tout le sud du Beaujolais. Si les crus devaient rejoindre l'Interprofession bourguignonne, se sera avec leurs voisins du sud. Mais en sortant, au passage, d'un tête à tête devenu houleux.

 

* Les crus du Beaujolais n'ont pas remis en cause leurs participations à l'interprofession contrairement à ce que de premières informations laissaient entendre (Communication Inter beaujolais). 

* Des passerelles existent entre Beaujolais et Bourgogne depuis la création des AOC en 1935. Les crus peuvent se replier en appellation bourgogne (plus précisément en AOC bourgogne-gamay depuis 2011).

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