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365 jours en Bourgogne

Un petit verre pour la… science !

12 Décembre 2009 , Rédigé par Laurent Gotti

Le vin est un champ d’investigation scientifique qui reste encore largement à explorer. Certains sujets, comme les effets du réchauffement climatique, mobilise les chercheurs.

GoujeonEn près de dix ans de journalisme en Bourgogne, je n’avais encore jamais assisté à une séance de débouchage aussi surréaliste. Ces bouteilles de meursault ont été placées dans une bulle gonflée à l’argon. Le but est de protéger les vins de tout contact avec l’oxygène. L’homme qui opère s’appelle Régis Gougeon. Il est maître de conférence en physicochimie oenologique à l'Institut de la Vigne et du Vin de Dijon. Il prélève ainsi quelques centilitres de chaque bouteille pour ensuite les envoyer dans un laboratoire de Munich (Allemagne). Ce vendredi, il a ainsi « mis en boite » une trentaine de vins : des meursault clos de la Velle des millésimes 2006 à  1979. L’objectif est de tirer le portrait chimique de chacune des cuvées. Avec toutes ces données, les scientifiques pourront, sujet hautement d’actualité, tenter de percevoir les effets du changement climatique sur la structure des vins. Ou encore rechercher des résidus de pesticides. La grande nouveauté de ce programme de recherche n’est pas de quantifier des molécules dont on a décidé préalablement de suivre la trace, mais d’avoir une vue d’ensemble sur les vins. Seul l’appareil dernier cri de Munich en est capable.  


Bien-sûr les bouteilles ne sont pas restées dans leur bulle. Il s’en est suivi une dégustation en compagnie de Bertrand Darviot, le viticulteur qui a vinifié ces meursault. Magnifiques 2005, 2002, 1999, 1991, 1989, 1985…

 

 

 

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