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365 jours en Bourgogne

Résultat pour “liger-belair”

La Romanée : Henry Liger-Belair n'est plus

3 Février 2015 Publié dans #Grand cru

Le général comte Henry Liger-Belair est décédé le 29 janvier dernier. Il a présidé aux destinées du Château de Vosne-Romanée et à son fameux grand cru La Romanée, fleuron de la Côte de Nuits.

Henry Liger-Belair était le fils de Michel, comte Liger-Belair. Ce dernier avait sauvegardé en 1933, avec son frère Just, quelques parcelles d'un domaine familial qui a compté jusqu'à une soixantaine d'hectares à la fin du 19° siècle (dont La Tâche et de nombreux premiers crus de Vosne).
Parmi ces parcelles : La Romanée (monopole de la famille depuis 1826), voisine de la Romanée-Conti et des Richebourg.
Henry Liger-Belair s'est engagé dans une carrière militaire en 1947. Un parcours brillant qui le conduira jusqu'au grade de général.
Il renouait ainsi avec une tradition familiale : son ancêtre le Vicomte Louis Liger-Belair était un général napoléonien. C'est ce dernier qui avait acquis le Château de Vosne-Romanée et ses vignobles.
Pendant qu'Henry Liger-Belair poursuivait sa vocation d'officier, le domaine du Château de Vosne était confié à des métayers pour le travail de la vigne. Des négociants de la région commercialisaient les vins.
Apprenant au début des années 1980 que son jeune fils, Louis-Michel, souhaitait reprendre le domaine, Henry l'incita à entreprendre des études supérieures dans le vin. Louis-Michel Liger-Belair passait notamment un diplôme national d'œnologue en 2001. Finalement, en 2002, Henry et Louis-Michel reprennaient l'exploitation directe de la Romanée. La maison Bouchard Père et fils poursuivra la commercialisation de la moitié la production jusqu'en 2005.
Depuis la Romanée a retrouvé son lustre et son statut de petite sœur de la Romanée-Conti. Elle est exploitée en biodynamie (certifiée). Ce grand cru a pour particularité d'être la plus petite AOC de France (84 ares et 52 centiares) et produit 4 000 bouteilles, les bonnes années…

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Millésime 2012 : La Romanée a été vendangée

24 Septembre 2012 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Grand cru, #Millésime 2012, #Bio

Le domaine Comte Liger-Belair (Vosne-Romanée) a entamé sa récolte en milieu de semaine dernière. La Romanée, grand cru emblématique de la Côte de Nuits, a été vendangée samedi (22 septembre). Louis-Michel Liger-Belair nous fait part de ses première sensations sur ce millésime : des bonnes maturités, des raisins peu nombreux, aux peaux épaisses et saines, mais un peu trop d'eau ces derniers jours. Un optimisme raisonnable régnait donc hier dans la cour du Château de Vosne-Romanée. Après une année bien chaotique, un dénouement plutôt heureux s'annonce, si le ciel ne s'agite pas trop pour les trois journées de récolte restantes… Quelques innovations en matière de vinification sont même programmées.

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Grands crus : la machine à vendanger interdite ?

27 Mai 2011 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Grand cru, #polémique, #AOC

Cinq propriétaires de grands crus souhaitent interdire la machine à vendanger dans leurs vignes. Traditionalisme ou salutaire réflexe de sauvegarde ?

Vendanges-manuelles.jpgUne machine à vendanger dans le Clos de Vougeot ! Impossible ? Non, c'est la scène à laquelle on peut assister tous les ans. Un des propriétaires de ce fameux clos a pris cette option depuis quelques années déjà. Et ce n'est pas l'unique cas de grands crus vendangés à la machine.

Les puristes, attachés à la tradition ou au "folklore" des vendanges, s'offusquent. Il n'y pas qu'eux.

Les grands crus monopoles, La Romanée, La Romanée-Conti, La Tâche, Clos de Tart et La Grande Rue souhaitent que leurs cahiers des charges d'appellation bannissent l'utilisation de ces machines. La proposition a été faite à l'Institut des appellations (INAO). Pourquoi ces cinq là ? Il s'agit de grands crus monopoles dont les propriétaires ont toute latitude pour demander l'amendement des décrets régissant leurs conditions de production, sans rendre de comptes à leurs collègues.

Les tenants de la machine plaideront qu'un engin bien mené et bien réglé fait du bon travail. "Peut-être meilleur encore qu'une équipe de mauvais vendangeurs", entend-on régulièrement. Sans doute vrai. Mais les partisans de l'interdiction ne manquent pas d'objections. Louis-Michel Liger-Belair (propriétaire de La Romanée), président de l'Union des grands crus, fait le tour des arguments plaidant pour l'interdiction. Parmi eux, la configuration des terroirs en grand cru. Installés sur des pentes souvent relativement inclinées, la conduite et le réglage de la machine y sont délicats. Par ailleurs, une vendange mécanique rend le tri des raisins difficiles. Il faut aussi déplorer les éventuels dégâts infligés aux ceps secoués. Ou encore insister sur le fait que le passage d'une machine lourde n'est pas très bon pour les sols… Enfin, et c'est sans doute l'argument qualitatif le plus important : le pinot noir, cépage fragile, déteste être trituré. Plus les raisins sont mis en cuve frais, et parfaitement intacts, plus les chances de produire un grand vin sont importantes. La machine n'offre pas les meilleures garanties dans ce domaine. Beaucoup moins en tous cas que des grappes délicatement posées dans une petite caisse et transportées à la cuverie sans crainte de tassement.

Il est largement admis dans la communauté vigneronne que la machine obère la qualité des vins rouges, mais pas ou très peu celle des blancs (le chardonnay étant moins délicat).

Le seul élément positif de la machine est d'éviter au producteur d'avoir à mobiliser rapidement et à gérer les équipes de vendangeurs. La tâche, c'est vrai, n'est pas toujours simple quand on veut cueillir au juste moment.

Certains producteurs adeptes de la machine en reviennent. Patrick Mallard (Ladoix-Serrigny), propriétaire dans les Cortons a réinvesti dans le sécateur lors des dernières vendanges. Jusqu'alors tenant du 100% machine, il a récolté ses grands crus 2010 à la main. "Ces vins ont plus de fond", constate-t-il. Il prévoit de repasser une plus grande partie du domaine aux vendanges manuelles dès la prochaine récolte.

"Les études ont montré que la qualité d'une vendange mécanique est inférieure à celle d'une vendange manuelle. Les Champenois et les producteurs de crémants de Bourgogne l'ont interdite, nous pouvons nous permettre de l'interdire nous aussi !", conclut Louis-Michel Liger-Belair.

Enfin, on peut aussi évoquer le rôle social des vendanges, une de ces activités ritualisées qui rythmait la vie de nos campagnes il y a encore peu. Elle continue à fournir quelques milliers d'emplois chaque année.

Economiquement, la machine n'a pas grand avantage : une économie de seulement 1 000 euros à l'hectare (selon Louis-Michel Liger Belair). Le prix de quelques fûts neufs… N'oublions pas que l'on parle ici de la crème de la crème de la Bourgogne : les 2% de sa superficie la mieux valorisée… La Bourgogne des grands crus s'honorerait à généraliser cette interdiction.

Photo : Vendanges, manuelles, d'un grand cru de la Côte de Nuits. 

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Des grands crus à la Saint-Vincent tournante !

16 Janvier 2015 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Grand cru, #Saint-Vincent

Pour la première fois depuis 1938, date de la création de l'évènement, les participants à la Saint-Vincent tournante pourront déguster un grand cru. Deux cuvées ont été mises en bouteille grâce à la participation de producteurs de ces terroirs uniques.

Voilà un bien joli message envoyé par une quarantaine de producteurs bourguignons. A l'heure où les vins de Bourgogne, grands crus en tête, n'ont jamais été autant convoités et inaccessibles au commun des mortels, ces maisons ou vignerons ont donné une partie de leur récolte pour cette Saint-Vincent 2015. L'opération s'est déroulée sous la houlette de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin et du Comité d'organisation de la Saint-Vincent 2015 (Vougeot et Gilly-lès-Citeaux).
Quelques noms parmi les plus prestigieux de la Côte de Nuits figurent dans la liste  (voir ci-dessous).

Une cuvée unique de Clos de Vougeot et d'Echezeaux ont ainsi été mises en bouteille. Le tout représente un peu moins de 6 pièces (un fût de 228 litres).
Parmi un total de 7 cuvées proposées à la dégustation lors de l'évènement, les participants dûment dotés d'un kit dégustation (15 €) pourront goûter à l'un des deux grands crus. Il ne reste plus qu'à patienter jusqu'au 24 et 25 janvier. Les vins ont été assemblés peu après le décuvage et confiés à l'un des viticulteurs. Ces cuvées sont deux très belles réussites !
Les organisateurs veilleront, sur les conseils du sommelier Michel Smolarek, à ce qu'elles soient servies à bonne température (jamais simple lors d'une manifestation en plein air).

www.st-vincent-tournante.fr


La dégustation

Clos de Vougeot 2013

La robe est profonde à reflets violacés. Un nez expressif laisse percevoir spontanément des notes fumées et épicées. Le fruit, sur le cassis, s'exprime dans un deuxième temps. L'ensemble donne une expression aromatique raffinée et délicate. La bouche se montre davantage sur la souplesse que la concentration. La consistance et la persistance sont bien là.
Un vin élevé dans l'enceinte même du Clos de Vougeot puisque c'est le Château de la Tour (François Labet) qui a finalisé l'élaboration et procédé à la mise en bouteille.

Echezeaux 2013

D'une couleur un peu plus dense que le Clos de Vougeot, cet Echezeaux, annonce un surplus de consistance. Une impression visuelle qui se confirme en bouche. Sa texture affirme des tannins légèrement plus marqués mais aussi une belle enveloppe, suave, en milieu de bouche. La finale est fraîche. Le nez se montre remarquable d'élégance : il exhale de fines notes florales (violette), de fruits noirs bien mûrs. Un vin de caractère. L'élevage a été confié au domaine Méo-Camuzet.
La simple idée de goûter un vin réunissant les Hospices de Beaune, les domaines de la Romanée-Conti, Comte Liger-Belair, Méo-Camuzt et beaucoup d'autres grands noms était déjà un évènement… Le vin est à la hauteur de l'attente !

La liste des généreux donateurs :
Maison Albert Bichot, Bouchard Père et Fils, GFA Bouchy et amis, Domaine Jacques Cacheux, Domaine Capitain-Gagnerot, Domaine Christian Confuron, , Domaine R. Dubois, Dufouleur Frères, Maison Joseph Drouhin, Domaine Faiveley, Domaine Forey, Domaine Alain Maurice Gavignet, Domaine Gerbet Filles, Domaine Jean Grivot, Maison Louis Jadot, Hospices Civils de Beaune, Domaine Chantal Lescure, Domaine du Comte Liger-Belair, Domaine Thibault Liger-Belair, Château de Marsannay,  Domaine Méo-Camuzet, Domaine Alain Michelot, Domaine Mongeard-Mugneret, Domaine Dominique Mugneret, Domaine Georges Mugneret-Gibourg, Domaine André Nudant et Fils, Domaine Georges Noëllat,  Domaine des Perdrix, Château de la Tour, Domaine Gérard Raphet, Domaine Daniel Rion, Domaine de la Romanée-Conti, Domaine Rouget, Domaine Laurent Roumier, Château de Santenay, Domaine Robert Sirugue, Domaine Jean Tardy, Domaine Thénard, Domaine Tortochot, Domaine Cécile Tremblay,Domaine de la Vougeraie, Maison Henri de Villamont.

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La Romanée : la grande dame à la fête

16 Juin 2015 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Dégustation, #Grand cru

La famille Liger-Belair fêtait vendredi dernier le bicentenaire de son installation en Bourgogne. L'occasion de revenir sur les douze derniers millésimes du fleuron du domaine et de la Côte de Nuits : La Romanée…

Louis-Michel Liger-Belair n'a jamais caché qu'il se sentait particulièrement chanceux. Et ce n'est pas ce coup d'œil dans le rétroviseur qui le détournerait de ce sentiment. Voilà 15 ans maintenant qu'il a pris ses marques, avec son épouse Constance, au Château de Vosne-Romanée. Sous les encouragements de son père, Henry Liger-Belair, militaire de carrière, il passait un diplôme national d'œnologue en 2001. Finalement, l'année suivante, la famille reprenait l'exploitation directe de la Romanée.*
Vendredi dernier, ils avaient convié quelques professionnels, journalistes, membres de la famille ou de l'équipe du domaine, etc., à cet anniversaire.
L'occasion rare de déguster, entre autres, la douzaine de millésimes de La Romanée, nouvelle époque, née dans les caves du Château.

* A partir de 1976, La Romanée a été le fruit d'une collaboration entre le Château de Vosne-Romanée, propriétaire du vignoble et la maison beaunoise Bouchard Père et Fils. La maison Bouchard Père et fils a poursuivi la commercialisation de la moitié la production jusqu'en 2005.

2013 : 17 sur 20

Une belle réussite dans un millésime peu évident. Le premier nez campe sur la retenue mais après quelques secondes d'aération, il développe des notes de violette, de mûre. Une palette aromatique s'exprimant avec beaucoup de pureté. Ce mélange de fruit à maturité et de tonalités florales lui assurent profondeur et délicatesse à la fois. En bouche, les tannins montrent une grande classe, un raffinement qui rend cette romanée pleine de charme et d'élégance.

2012 : 15,5 sur 20

Le nez propose une belle palette d'épices et de fruits noirs. Une note un peu plus sauvage se dévoile également. En bouche, les tannins sont denses et légèrement revêches pour l'heure. Un vin assis sur une matière serrée, accrocheuse, qui demandera quelques années de garde pour se détendre. "La Romanée est une grande Dame qui ne se donne jamais tout entière", affirmait le Chanoine Just Liger-Belair, un aïeul de Louis-Michel. Le millésime illustre judicieusement ce propos.

2011 : 16,5 sur 20

Le vin conjugue la pureté, la féminité naturelle de ce grand cru, avec le caractère d'un millésime précoce, qui lui aussi s'exprime en subtilité. Le résultat donne une Romanée particulièrement aérienne, délicate. La matière en bouche est fraîche et surtout d'une très grande longueur. Un grand cru d'une remarquable précision et finesse.

2010 : 18 sur 20

Il a souvent été écrit que l'unique tort d'un millésime comme 1991 a été d'être précédé par 1990. La remarque vaut pour 2010, resté dans l'ombre de son médiatique aîné 2009. Le nez est particulièrement envoûtant sur des arômes de petits fruits noirs et rouges, de rose, de violette... La bouche s'inscrit dans cette lignée, sa texture semble effleurer subtilement le palais, sans pour autant manquer de présence. La finale est très longue.

2009 : 16,5 sur 20

Un mélange de cannelle, de pain d'épice et de fruits noirs montent au nez avec générosité. Un caractère épicé que l'on retrouve en bouche. Cette Romanée montre la présence et l'ampleur que l'on rencontre souvent dans ce millésime (montrant dès sa jeunesse des aptitudes peu communes à donner beaucoup de plaisir). Il affirme cependant des tannins plutôt robustes incitant volontiers à lui laisser quelques années de garde.

2008 : 14,5 sur 20

Un millésime tardif, assez reconnaissable par sa faculté à exacerber des notes épicées : cannelle, clou de girofle, etc. Ce grand cru s'exprime effectivement dans ce registre mais sans se départir d'une certaine finesse. La bouche peut laisser sur sa faim tant en termes d'ampleur et que de longueur.

2007 : 15 sur 20

Tant à la robe qu'au nez, cette Romanée montre les signes d'un vin qui a quitté sa prime jeunesse pour exprimer un caractère un peu plus tertiaire : des notes de sous-bois, de fruits noirs confits se déploient. La bouche offre beaucoup de plaisir, déroulant un joli tapis de tannins veloutés.

2006 : 19 sur 20

C'est certainement la très grande émotion de cette série. Et une surprise aussi de voir ce millésime (qualifié bien souvent d'intermédiaire) livrer un vin avec une telle présence, une telle générosité. Le tout en préservant une grande fraîcheur. Il offre des notes généreuses de cerise, de violette, avec une touche minérale en prime. Il entre avec éclat en bouche et s'allonge comme la traîne d'une mariée. Tout est là, ni plus ni moins.

2005 : 16,5 sur 20

Etonnant à constater mais il semble bien que ce 2005 souffre de la comparaison avec 2006… Ajoutons sans attendre que tout est relatif. Cette Romanée est intrinsèquement une grande bouteille. Elle demeure d'une irréprochable fraîcheur sur le plan aromatique (groseille, framboise, cerise), et d'une grande vigueur en bouche. Les tannins restent toutefois serrés et un peu stricts. Le seul domaine où 2005 égale 2006 se situe sur la longueur en bouche. Elle est ici exceptionnelle.

2004 : 14,5 sur 20

Voilà de quoi étayer l'idée que les grands terroirs sont souvent capables de s'affranchir des millésimes compliqués. Ce vin n'est pas un monument de concentration ni de puissance, il reste cependant à un niveau tout à fait cohérent dans cette série, offrant même une certaine gourmandise en bouche.

2003 : 17 sur 20

Les craintes de voir ce millésime, particulièrement chaud et atypique en Bourgogne, se faner très vite sont démenties, une nouvelle fois… La robe est d'une profondeur supérieure à la moyenne mais surtout d'une grande jeunesse. Une texture dense et suave vient caresser le palais. Un caractère réglissé s'installe durablement en bouche.

2002 : 14,5 sur 20

La robe montre quelques signes d'évolution et des notes de cerise à l'eau de vie montent au nez. Si son expression aromatique est assez intense et développée, en bouche la matière s'affirme avec une certaine austérité. Ce millésime plutôt bien accueilli à sa naissance, pour son harmonie, ne tient pas toutes ses promesses. La nouvelle équipe du domaine, avec à sa tête Louis-Michel Liger-Belair, a depuis pris ses marques. Elle en tirerait certainement autre chose aujourd'hui.

 

Mythique trilogie

"La Romanée est symphonique, tout en harmonie. Tous les éléments constitutifs d'un grand vin s'y trouvent réunis, mais aucun ne domine les autres", écrit Jean-François Bazin dans un ouvrage spécialement édité pour ce bicentenaire. On ne saurait lui donner tort après cette dégustation.
Son élégance naturelle en fait bien une des nuances et des composantes de la mythique trilogie des "Romanée", avec la très fameuse Romanée-Conti et la Romanée-Saint-Vivant.

Son originalité provient aussi de son statut de plus petite appellation d'origine de France : 84 ares et 52 centiares, autant dire un grand jardin. Située plus haut sur le coteau que la Romanée-Conti, la vigne s'épanouit sur une pente assez marquée (entre 10 à 12%). L'argile y est aussi moins présente.
A son arrivée, l'une des priorités de Louis-Michel Liger-Belair a été d'infléchir nettement le mode du culture de la vigne. "Je voulais passer le domaine en bio, mettre en place un travail du sol au cheval. Je suis arrivé pile au bon moment : les conditions autour de moi étaient remplies pour que je le fasse. Je n'aurais pas pu le faire quelques années auparavant…" , m'expliquait-il en 2012 (Bourgogne Aujourd'hui n°105). Le domaine est maintenant certifié en biodynamie. Il faut quelques années à la vigne pour amortir la transition et il y a fort à parier que la même dégustation, menée dans 12 ans, montrera davantage de constance et de plénitude dans les vins. Tout comme l'expérience acquise en vinification. "Je pense, par exemple, que je n'ai pas amené mes 2005 au niveau où ils auraient pu être", confiait également Louis-Michel.
Outre le privilège de s'imprégner sur une douzaine d'années du caractère de ce grand cru rare (3 à 4 000 bouteilles les bonnes années), cette verticale a permis de bousculer quelques idées reçues sur la "grandeur" ou la faiblesse attribuées, souvent précipitamment, à chaque millésime. 2006 s'est joué de 2005 et 2010 a supplanté 2009. Qui l'eut cru au regard du buzz suscité par 2009 et 2005, quasiment dès la récolte ! Comme quoi dans le domaine du vin comme dans beaucoup d'autres la frénésie de l'instant n'est pas bonne conseillère !

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All About Burgundy : la newsletter #1

17 Septembre 2015 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #All About Burgundy

Evénement
Millésime 2015 : que faut-il en attendre ?

La qualité des raisins récoltés en 2015 est exceptionnelle. Dans la lignée de 2005 ou
de 2009. Les vendanges qui s’achèvent promettent logiquement un grand voire un très grand millésime. Le scénario de cette année
ne ressemble pourtant à aucun autre connu en Bourgogne ces dernières décennies. Lire la suite

 



Lire aussi : Une passionnante étude sur 7 siècles de vendanges en Bourgogne. C'est ici
 
Je vous écris de Bourgogne
Je vous écris du pied des vignes de Bourgogne, pinot noir ou chardonnay. Une image, oui, mais pas seulement : de ma fenêtre se dessine la colline de Corton…
Au cœur de la Bourgogne, et la Bourgogne au cœur, AllAboutBurgundy.fr  vous apporte les dernières informations, des dégustations, des « bons plans », des prises de position. Avec l’œil d’un journaliste expérimenté et le palais d’un dégustateur professionnel...

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  •    Dans la bouteille





Tendance durable ou expérimentation sans lendemain ?
Un Saint-Véran sans soufre ajouté au domaine de la Croix-Senaillet...
Un Clos des Langres aussi.
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  • C'est dit

« La puissance d'évocation des vins de Bourgogne est inégalable ».
Pierre Cohen-Tanugi

Pierre Cohen-Tanugi
Pierre Cohen-Tanugi, ex-directeur général des Editions Gallimard,
est à l’origine de l’application ClimaVinea. Amoureux des vins de Bourgogne, il a réalisé avec Sylvain Pitiot (auteur de cartographies du vignoble qui font autorité) un outil numérique entièrement dédié aux climats de Bourgogne.

Retour sur les origines de sa passion pour les vins de Bourgogne.
Lire ici
 
  • C'est fait

> Bruno Lorenzon : premier vigneron bio à Montagny

Vigneron à Mercurey, Bruno Montagny Bruno LorenzonLorenzon a entamé l'année dernière une conversion de ses vignes de Montagny (Côte chalonnaise) en viticulture bio. Le domaine Lorenzon exploite depuis 3 millésimes près de 2 hectares en Montagny village et Montagny premier cru Les Truffières. Des vignes appartenant à la famille son épouse.
La production était jusqu'alors confiée à la cave coopérative locale. Bruno Lorenzon, qui ne cache pas son penchant pour les terroirs de cette appellation, va reprendre 2 hectares supplémentaires en premier cru en 2017. Le domaine Lorenzon disposait de 6 hectares en mercurey, dont 30 % de blancs, certifiés en bio. Sa superficie atteindra donc à terme une dizaine d'hectares.
 
> Comte Liger-Belair : un pied dans le Clos de Vougeot
Clos de Vougeot
Pour la première fois cette année, Louis-Michel Liger-Belair, à la tête du domaine du Comte Liger-Belair (Vosne-Romanée), vinifie du Clos-Vougeot. Il procède à un achat de raisins auprès d’un propriétaire de ce grand cru emblématique de la Côte de Nuits.
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> François Labet, président de l'Union des grands crus de Bourgogne

Le propriétaire du Château de la Tour (Clos de Vougeot) représente dorénavant les producteurs de grands crus. L'Union représente les exploitants des grands crus de Bourgogne (à l'exception de Chablis) dans les instances syndicales viticoles de la région.

La Bourgogne compte 33 grands crus, au sommet dans la hiérarchie des appellations. Locomotives de la région, ils ne représentent cependant que 2% de la superficie du vignoble.
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  • Nouvelle génération

> Justine au domaine Clerget (Vougeot)
 
Justine ClergetJustine rejoint ses parents Christian et Isabelle au domaine Clerget (Vougeot). A 26 ans, elle retrouve la Bourgogne après avoir travaillé six mois en Nouvelle-Zélande. Elle s’est notamment familiarisée avec la viticulture biologique. « Un appréciable coup de main, qui nous ouvre de nouvelles perspectives », expliquent ses parents.Lire la suite

> Benoit au domaine Gavignet (Nuits-Saint-Georges)
Diplômé d’un brevet de technicien agricole obtenu au Lycée viticole de Beaune, Benoit Gavignet travaille dorénavant aux côtés de son père Philippe sur l’exploitation familiale. Il a notamment engrangé de l’expérience auprès des domaines Tollot-Beaut (Chorey-lès-Beaune) et Bruno Clavelier (Vosne-Romanée). Le domaine Gavignet s'étend sur 12 hectares en très grande majorité sur l'appellation Nuits-Saint-Georges (Les Chaboeufs, Les Bousselots, Les Pruliers, etc).
 
 
  •  En vidéo 
Les Hospices de Beaune et Chablis :
la lune de miel.


Une première historique ! Les raisins de Chablis premier cru Côte de Léchet sont arrivées aux Hospices de Beaune. Une toute nouvelle cuvée pour le domaine. En six siècles d'histoire, jamais l'institution n'avait vinifié cette appellation.
Voir la Vidéo.



 
Romanée-Conti 2015Fin de vendanges au Domaine
de la Romanée-Conti.

Les vendanges se sont achevées le week-end dernier au Domaine de la Romanée-Conti. Après avoir vendangé les têtes d'affiche, la Tâche puis la Romanée-Conti en milieu de semaine, l'équipe coupait les Echézeaux et Grands-Echézeaux dans la bonne humeur. Voir la vidéo.
 
 
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Requiem pour un statu quo

27 Novembre 2013 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Grand cru, #Pommard, #AOC

Les producteurs de Pommard ont bouclé leur demande de grands crus. Si elle aboutissait, le sommet de la pyramide bourguignonne pourrait s’élargir. Non sans grincements de dents…

Pommard rue-t-il dans les brancards ? La classification des grands crus de Bourgogne, qui fait relativement peu débat, pourrait bien être bousculée. C’est en tout cas l’intention des vignerons de Pommard. Avant les vendanges un dossier a été officiellement transmis à l’Institut nationale des appellations et de la qualité (INAO). Les Rugiens, les Epenots et le Clos des Epeneaux (monopole du Comte Armand) sont pressentis pour atteindre la catégorie ultime de la hiérarchie bourguignonne (lire aussi ici). Le sujet était sur la table depuis quelques années déjà.
Après la demande de Nuits-Saint-Georges (lire ici), la boite de Pandore va-t-elle être 
ouverte ? C’est en tout cas la crainte émise par certains producteurs. L’Union des grands crus, par la voix de son président de Louis-Michel Liger-Belair affirmait en substance  que la notion de grands crus pourrait être galvaudé (lire Bourgogne Aujourd’hui 105), comme l’a été celle d’appellation d’origine contrôlée, à force de vouloir l’élargir à de nouveaux impétrants.

A Pommard, le dossier a été bétonné pour ne pas prêter le flanc à des critiques sur le fond. Les arguments des producteurs se nourrissent d’un éclairage historique, économique et d’une étude géo-pédologique (menée par le Groupement d’études et de suivi des terroirs). « Les recherches ont mis en évidence que ces terroirs ont toujours été identifiés comme les meilleurs du village dans les différents classements établis ces 250 dernière années », note Aubert Lefas, vigneron à la tête de la commission qui mène le projet. L’étude économique, sur les 50 dernières années, a révélé que les prix de ces vins étaient significativement supérieurs aux autres premiers crus de Pommard : 50 à 60% pour les Rugiens et 40% pour les Epenots en moyenne.
Quant à la réponse aux réticences de certains vignerons bourguignons, Aubert Lefas répond habilement et justement : « Nous ne demandons pas l’accès à un club, simplement la reconnaissance de la qualité intrinsèque de ces terroirs ».
La totalité des 48 producteurs de ces premiers crus ont approuvé le projet à l’exception d’un seul qui s’est abstenu. Quelques années seront encore nécessaires pour qu’une commission 
d’enquête de l’INAO rende ses propres conclusions.

 

Photo : Le premier cru Les Epenots à Pommard au soleil couchant.

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Enfin un grand cru pour Nuits-Saint-Georges ?

26 Février 2011 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #AOC, #Grand cru

Le premier cru Les Saint-Georges a toutes les qualités pour figurer dans le gotha des vins de Bourgogne : les grands crus. Une association vient de voir le jour pour réparer cet "oubli" de l'histoire.

Gouges.jpgIl a donné son nom à la ville de Nuits, il est reconnu par tous les spécialistes comme un potentiel grand cru. Et pourtant le climat Les Saint-Georges est resté sur l'avant dernière marche du podium. Une association de producteurs emmenée par Grégory Gouges et Thibault Liger-Belair, tous deux propriétaires de vignes sur ce premier cru, vient d'être créée. L'objectif est de constituer un dossier qui permettra à ce climat de rejoindre les deux petits pourcents du vignoble bourguignon consacrés par un classement en grand cru.

Les Saint-Georges s'étend sur 7,52 hectares et compte une dizaine de propriétaires. Sa notoriété est établie de longue date. Dans ses mémoires, Dom Denise, moine italien venu observer la Bourgogne au 18 e siècle, le cite en tête du trio nuiton (avec Les Didiers et Les Vaucrains). En 1855, Jules Lavalle lui tresse à son tour des lauriers * : "Le Saint-Georges occupe le premier rang pour la conservation, la couleur, le bouquet, la finesse lorsqu'il a acquis l'âge nécessaire, dix à vingt ans selon les années (…) Le Saint Georges va au moins de pair avec le Corton d'Aloxe et le Lambrey de Morey (Ndlr : Le Clos des Lambrays)".

Ce terroir est situé sur la partie sud de l'appellation, secteur réputé pour produire les vins les plus "solides" de Nuits. Mais les Saint-Georges doit son supplément de grâce au raffinement de ses tannins : ils donnent un vin soyeux, suave, tout en ne perdant rien de sa puissance.

Pourquoi alors n'a-t-il pas été couronné au moment de la création des appellations d'origine contrôlées en 1936 ? Plusieurs hypothèses ont été formulées. La plus courante concerne l'action d'Henri Gouges, important propriétaire de vignes sur ce climat. L'homme est aussi resté dans l'histoire de la Bourgogne comme l'un des artisans les plus zélés de la création des appellations d'origine contrôlées. Pour éviter d'être accusé de favoriser ses intérêts par le biais de son action syndicale, il aurait "oublié" de promouvoir Les Saint-Georges. L'association a mandaté un historien pour y voir plus clair.  Des études de terroirs viendront également étayer le dossier. Une démarche qui prendra quelques années. En attendant, le chevalier de Nuits a été mis en selle !    

* "Histoire et statistique de la vigne et des grands vins de la Côte d'Or"

Photo : Bouteille de Nuits-Saint-Georges premier Les Saint-Georges du domaine Henri Gouges. 

 

 

 

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Millésime 2015 : des conditions atypiques

2 Septembre 2015 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Millésime 2015

Avec des vendanges dans des conditions estivales, marquées par de hautes maturités et de faibles acidités des raisins, le millésime 2015 s’annonce atypique en Bourgogne. La qualité et la concentration seront certainement au rendez-vous. La quantité s’annonce en revanche encore plus faible que prévue…

Vendanges 2015 Beaune Bouchard Père et FilsMais où sont-ils donc ? Une équipe de vendangeurs de 74 personnes, ça ne peut pas se manquer ! Ils devaient pourtant être dans les vignes du premier cru Beaune Les Grèves à 7h45 ce matin. Fausse piste…
Les vendangeurs de la maison Bouchard Père et Fils sont là. Etienne de Montille venu rejoindre l’équipe du Château de Puligny aussi. Il semble détendu et serein : « La seule qui va manquer, c’est la quantité. Il y a peu de jus dans les raisins. Mais là c’est mon esprit paysan qui parle », lâche-t-il.
En fait l’équipe du domaine Tollot-Beaut qui m’avait donné rendez-vous hier a changé de programme tôt ce matin.
Un peu plus tard, Jean-Paul  et Nathalie Tollot m’expliqueronnt qu’ils ont finalement décidé d’entamer leur  première journée de vendanges ailleurs. Ils sont allés cueillir des parcelles de Chorey-lès-Beaune. Le soleil est radieux et après la pluie d’hier, ils préfèrent attendre que les parcelles de leurs premiers crus Beaune sèchent.
Même les années  « faciles », la naissance d’un millésime n'est pas un chemin pavé de roses.
Les producteurs de Chablis, Irancy et Saint-Bris, durement touchés par la grêle dans la nuit d’hier, à quelques jours de la récolte, ont pu méditer sur la question…
A l’image du domaine Tollot-Beaut, la Bourgogne vit au jour le jour depuis que les vendanges se profilent. Le week-end passé a vu le processus de concentration en sucre des raisins s’accélérer à une vitesse inédite.

Riche en sucre, faible en acidité

Les raisins ont gagné plus d’un degré d’alcool potentiel entre les prélèvements effectués en fin de semaine dernière et ceux constatés ce début de semaine. Habituellement, il faut une semaine pour gagner une telle valeur. Le vent du sud et la chaleur ont déshydraté les grappes. Le risque de voir les raisins se flétrir est donc réel. Et pour compliquer encore la tâche, les terroirs ont réagi très variablement au stress hydrique de l’été.
Deux points majeurs sont toutefois à généraliser. Le premier : la récolte s’annonce riche en sucre mais déficitaire en acidité. Si un parallèle avec le millésime 2003 peut être tentant, il est hors sujet. 2003 était une année marquée par un gros coup de chaud de 10 jours en août, mais sans réelle sécheresse. La marque de 2015 : un manque d'eau criant au mois de juillet.
Hier, plus au sud, Bruno Lorenzon (Mercurey) se réjouissait d’avoir déjà récolté la moitié de ses parcelles. « Des températures de plus de 30 degrés en fin de maturation, ce sont des conditions de l’hémisphère sud. Mon expérience  là-bas m’a servi. Les cuvées font toutes plus de 13°.

Nous faisons la chasse à l’acidité et à la fraicheur », explique-t-il.
Le retour à des températures automnales engagé aujourd’hui est un bon point. Il y a débat entre les tenants de récolter sans trainer et ceux qui préfèrent attendre que cycle normal de la vigne, c’est-à-dire une centaine de jours après la floraison environ, aille à son terme.
Une autre donne du millésime se dégage : la faiblesse des rendements. Les raisins rendent peu de jus. Les 2015 seront sans doute rares. C’est évidemment le résultat de la sécheresse. Il faudra y ajouter  les effets de la grêle dans les vignobles de l’Yonne dont l’ampleur reste à évaluer.
Sur les six millésimes de la décennie, ce serait donc la quatrième récolte à être nettement ou très nettement déficitaire en volume. Les tensions sur les prix - qui s’étaient légèrement atténuées avec le millésime 2014 - devraient repartir de plus belle.
En attendant, c’est le grand boom ce milieu de semaine en Côte de Beaune (les Hospices de Beaune ont démarré également), la Côte de Nuits est dans les starting blocks.
Le Domaine Comte Liger-Belair et le Clos de Tart se lancent samedi 5. Les équipes du Domaine de la Romanée-Conti seront au complet et sur le pont le 7. Le Château de la Tour à Vougeot semble prendre une option plus tardive. François Labet a prévu de vendanger vers le 12 « en fonction des prélèvements ».

A suivre...

Photo : Les équipes de la maison Bouchard Père et Fils en action sur le coteau de Beaune ce matin (une caisse de leur domaine chablisien s'est égarée par là).

 

 

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Toute l'actu des vins de Bourgogne - AAB n°18 (Eté 2017)

23 Août 2017 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #All About Burgundy

*|MC:SUBJECT|*
Toute l'actu des vins de Bourgogne par Laurent Gotti
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Événement
Vendanges 2017 : La Bourgogne croise les doigts !


Millésime 2017Ils en ont rêvé, le ciel et la vigne l’ont fait ! La Bourgogne avait besoin d’une récolte généreuse pour regonfler des stocks à sec. Ce sera bien le cas en 2017, sauf très improbable catastrophe généralisée.
Les vendanges débutent dès cette semaine dans le Mâconnais et la qualité s'annonce au rendez-vous.


Les dernière infos ici


C'est dit

Boris Champy, Clos des Lambrays : « Le plus grand est toujours devant nous ».

Boris Champy (Clos des Lambrays)Boris Champy s’apprête à vivre ses premières vinifications au Clos des Lambrays. Il prend ainsi ses marques dans l’un des fleurons de la Bourgogne (8,66 hectares) acquis en 2014 par LVMH, groupe leader dans le monde du luxe. Il nous livre ses premières impressions.


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Dégustation

Les Saint-Georges grand cru ?
Dix ans après…


Saint Georges Liger BelairEn 2007, Thibault Liger-Belair et les co-exploitants des Saint-Georges faisaient de la reconnaissance en grand cru de ce Climat leur cheval de bataille. Dix ans plus tard l'emblématique cru de Nuits-Saint-Georges n'a toujours pas changé de statut. Revenir sur l'histoire n'est pas une mince affaire en Bourgogne... Bilan et dégustation.

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Zoom sur...

Chambertin 1959, Louis Latour

Chambertin Louis Latour
La maison bourguignonne Louis Latour fêtait ses 220 ans au Ritz (Paris) le 7 juin dernier. L’occasion de déguster des millésimes d’anthologies : 1934, 1947 ou encore 1959...

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C'est à savoir

Louis Jadot numéro 1 en Côte de Beaune et Côte de Nuits

Cote de Beaune
La maison Louis Jadot vient d’acquérir le domaine Prieur-Brunet et ses 18 hectares. Elle cultive dorénavant 138 hectares de vignes en Côte de Beaune et Côte de Nuits devenant ainsi le plus grand exploitant viticole en Côte-d’Or.

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Bouchard Père et fils : plus proche du bio
Chevalier MontrachetDes essais de culture bio sont menés depuis plusieurs années dans les vignes de Bouchard Père et Fils à Beaune. Si les 130 hectares de la maison venaient à être certifiés bio l’un des plus importants et prestigieux domaines de Côte-d’Or passerait ainsi sous la bannière « AB ».

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C'est fait

Le site internet de la Cité des vins de Bourgogne ouvert
Cité des vins de Bourgogne
Le projet de la Cité des vins de Bourgogne a eu parfois du mal à convaincre. Au moins suscite-t-il beaucoup d’intérêt, voire de passion… Un site internet permet d’apporter des informations sur les finalités, les sites (Mâcon, Beaune et Chablis) et calendriers des réalisations (ouverture entre l’été 2020 et le début 2021).
Lire ici

Merlin : la nouvelle génération arrive
MerlinLes enfant de Corinne et Olivier Merlin s’apprêtent à suivre les traces de leurs parents. Âgés respectivement de 21 et 24 ans, ils reprennent en novembre prochain l’exploitation de 8 hectares de vignes en appellation mâcon-villages, saint-véran et pouilly-fuissé. Les vins signés Merlin font références dans le Mâconnais. La belle histoire pourrait bien se perpétuer.

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C'est signé

Pesticides : Une charte pour répondre aux attentes sociétales
Charte environnememtL’utilisation des produits phytosanitaires en viticulture suscite de plus en plus d’inquiétudes chez les riverains des communes viticoles, la filière des vins de Bourgogne met en place des mesures pour y faire face. Les sites sensibles (écoles, maisons de retraites, sites de pratiques sportives, etc.) sont plus particulièrement au cœur de la problématique.
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En vidéo

La vinification expliquée en moins de 3 minutes

Vidéo vinification
Les vendanges approchent, l’occasion de réviser les grandes étapes de la transformation du raisin en vin.
Le processus de vinification est expliqué dans ces vidéos réalisées par le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne.


C'est à voir ici pour les rouges

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