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365 jours en Bourgogne

Articles avec #hospices de beaune tag

Une cuvée de Chablis aux Hospices de Beaune !

19 Février 2015 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Hospices de Beaune, #Chablis

La 47e cuvée des Hospices de Beaune est un Chablis premier cru ! Le vigneron chablisien Jean-Marc Brocard fait un don d'une vingtaine d'ares de Côte de Léchet à l'institution beaunoise.

"Je suis très enthousiaste, honorée. C'est un beau challenge pour les Hospices de Beaune", réagit Ludivine Griveau, toute nouvelle régisseur des Hospices de Beaune. Une vingtaine d'ares de Chablis Côte de Léchet viennent d'entrer dans le giron des Hospices. La célèbre institution bourguignonne met donc pour la première fois les pieds à Chablis.
La vigne sera conduite par les équipes du domaine Brocard, en bonne entente avec Ludivine Griveau.
Côte de Léchet est un très beau terroir chablisien. Installé sur un calcaire kimméridigien, identifiable par ces fameuses petites huîtres fossilisées, ce terroir a pour particularité d'être exposé au sud et donc de favoriser de bonnes maturités. On y retrouve généralement la fameuse minéralité chablisienne enveloppée dans une matière puissante et généreuse. "La pente est modérée et le sol très pierreux, pauvre", analyse Ludivine Griveau qui a déjà visité la parcelle.

La précédente donation aux Hospices de Beaune date de 2011, avec une parcelle de grand cru Echezeaux (Côte de Nuits). Le nom de la future cuvée n'a pas encore été déterminé.
Le domaine des Hospices de Beaune compte une soixantaine d'hectares principalement en Côte de Beaune et en Côte de Nuits. Un domaine essentiellement constitué par des dons depuis sa création en 1457.

Jean-Marc Brocard fait parti des personnalités qui incarnent le spectaculaire succès chablisien de ces 40 dernières années. Il est pourtant originaire de Côte-d'Or. Son beau-père, vigneron à Saint-Bris-le-Vineux (Yonne) l'a initié au vin. Il a loué ses premières terres en 1974. Jean-Marc Brocard exploite aujourd'hui 150 hectares de vignes et commercialise l'équivalent de 400 hectares.

Rendez-vous à l'automne prochain pour le premier millésime de ce Chablis version Hospices de Beaune !

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Vente des Hospices de Beaune : Une décennie dorée

17 Novembre 2014 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Hospices de Beaune, #millésime 2014

Les Hospices de Beaune ont battu un nouveau record hier. Au cours des dix dernières éditions, la fameuse vente a connu des hausses à huit reprises et repoussé ses frontières.
C’est un nouveau record. Et à vrai dire, cela ne surprend quasiment plus personne. La 154e vente aux enchères des Hospices de Beaune s’est soldée sur un chiffre d’affaires de 7,3 millions d’euros (contre 5,8 l’année dernière). Le prix moyen des vins est en hausse de 5,52 %. Les blancs ont surtout tirés les enchères à la hausse (+14%).
Le choix de confier le marteau à Christie’s est, s’il le fallait, validé (lire ici). On a vu, cette année encore, les enchères portées par une demande étrangère vigoureuse.
La pièce de Charité a été acquise par un groupe d’amis québécois et la maison Albert Bichot (Beaune) pour 220 000 euros sous les yeux d’Adriana Karembeu, Teddy Riner et Michel Drucker.
Ces dix dernières éditions, le record de la pièce de charité aura donc été pulvérisé en 2010 (400 000 € sous la présidence mémorable de Fabrice Luchini), le chiffre d’affaires battu, ou approché de peu, à trois reprises. Reste à dépasser le nombre de hausses consécutives atteint dans les années 1980 : 5 résultats positifs de 1981 à 1985 (cette dernière se soldant sur un +80% !). C’était l’époque où André Boisseaux, le charismatique PDG de la Maison Patriarche avait pris les commandes de la vente…

Toute la difficulté pour la région va être maintenant de communiquer intelligemment auprès de clients déjà malmenés par des hausses de prix répétitives, et très conséquentes, depuis 2010. Il faudra aux metteurs en marché bourguignons faire passer ce message : la vente des vins des Hospices n’est plus significative des tendances globales de la région. « Le thermomètre est cassé », déclarait Anthony Hanson, responsable vins chez Christie’s avant la vente. Mieux vaut prévenir !
Certes, les Hospices de Beaune n'ont pas pour vocation de déterminer les cours de l'ensemble des vins de Bourgogne, mais il est assez rare que la tendance de la vente soit démentie sur la suite des transactions entre la viticulture et le négoce...

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Le palmarès 2014 des cuvées des Hospices de Beaune

26 Octobre 2014 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #millésime 2014, #Hospices de Beaune, #Dégustation

Pour la sixième année, mes notations et enseignements après dégustation des 46 cuvées 2014 des Hospices de Beaune. Elles seront en vente le 16 novembre prochain.

 


La note maximale est ++++


Les rouges

Impressions générales : La série de rouges présente un bon niveau d’ensemble. Les cuvées de Savigny, Monthelie, Corton, et dans une moindre mesure de Pommard sont, à quelques exceptions, près dignes d’un beau millésime. Les vins présentent un profil plutôt flatteur, sur des tannins fins. Les fruités privilégient la fraîcheur sans pour autant dénoter de caractère végétal.
Les choix de Roland Masse et de son équipe n’y sont pas étrangers. Il a été décidé de vendanger relativement tôt pour préserver un bon état sanitaire des raisins. En cave, les raisins ont été totalement égrappés, les pigeages moins soutenus que d’autres années et une partie des vins de presse laissés de côté. Autant d’options qui évitent d’extraire des tannins rugueux et de durcir les vins. La série de Beaune est plus laborieuse, la grêle a en effet fortement touchée le secteur sud de l’appellation. Les vignes ne s’en sont pas complètement remises.

 

Mes coups de cœur : Savigny-lès-Beaune premier cru Forneret, Beaune premier cru Nicolas Rolin, Pommard Suzanne Chaudron, Volnay premier cru Santenots Jehan de Massol, Clos de la Roche grand cru Cyrot-Chaudron et Georges Kritter, Mazis-Chambertin grand cru Madeleine Collignon.

 

Santenay Christine Friedberg ++
D’une densité moyenne, se vin se montre toutefois expressif au nez et flatteur en bouche.

Pernand-Vergelesses Rameau-Lamarosse +++
Une bonne surprise car les maturités sont parfois délicates à obtenir dans ce secteur de la Côte de Beaune. Ce vin se montre croquant, gourmand comme un fruit mûr.

Savigny-lès-Beaune premier cru Fouquerand ++(+)
Des notes de petits fruits rouges au nez. La bouche est fraîche, plutôt étoffé mais les tannins sont un peu rugueux en finale.

Savigny-lès-Beaune premier cru Arthur Girard +++
Un savigny comme on les apprécie : les nez se fait précis et frais, il « pinote » bien. Les tannins sont souples et fins. Un vin déjà très plaisant.

Savigny-lès-Beaune premier cru Forneret ++++
Cette cuvée, de près de 2 ha, est pour ce millésime mono-terroir. Les Hospices ont en effet récupéré cette année des vignes sur le climat Les Vergelesses. Elles étaient confiées en location ces dernières années. Les vignes de Gravains (autre climat du nord de Savigny) qui composent habituellement la cuvée ont été reversées dans la cuvée Fouquerand. Les Vergelesses jouent donc en solo, avec réussite. Le vin se montre dense, profond, avec juste ce qu’il faut de fermeté des tannins pour lui assurer un bel avenir. Le nez s’exprime sur des notes de fruits noirs.

Monthelie premier cru Lebelin +++
Une cuvée bien représentative de ce début série : les tannins sont bien mûrs, souples. Plus surprenant, ce monthelie montre aussi de l’ampleur et de la puissance. Un séducteur…

Auxey-Duresses premier cru Boillot ++++
Le nez est d’une remarquable finesse, sur des notes florale (violette, pivoine). La bouche se montre charnue, profonde, mais les tannins sont un peu fermes à ce stade.

Beaune premier cru Cyrot-Chaudron +
C’est le retour de cette cuvée à la vente après les dégâts causés par la grêle en 2013. Malheureusement le boisé domine et le vin peine à s’exprimer pour l’heure.

Beaune premier cru Maurice Drouhin ++
On gagne nettement en intensité et en profondeur sur cette cuvée. Le nez exprime des notes de fruits noirs mûrs Les tannins s’affirment avec une pointe d’austérité. Le potentiel est là.

Beaune premier cru Brunet
Un problème d’échantillon sur cette cuvée. Le vin propose des notes oxydatives…

Beaune Grèves premier cru Pierre Floquet ++
Le nez se présente avec une belle intensité et de l’élégance (des notes à la fois fruité et floral). La bouche est solide (des tannins fermes) et d’une belle longueur.

Beaune premier cru Clos des Avaux ++(+)
Avec une belle présence et de l’intensité en bouche, ce vin fait partie de belle réussite de l’appellation dans un secteur pourtant touchée par la grêle. Une bonne base.

Beaune premier cru Rousseau-Deslandes +++
L’aromatique est marqué par une touché de torréfaction mais le fruit n’est pas loin derrière. En bouche, l’intensité et l’équilibre sont là. Une réussite.

Beaune premier cru Dames Hospitalières +
Un vin compact et sévère. La finale est légèrement asséchante. Récalcitrant de bout en bout.

Beaune premier cru Guigone de Salins +
Cette cuvée, au nom de la co-fondatrice des Hospices de Beaune, a été amputé de son terroir le plus qualitatif (Les Bressandes) pour cause de grêle. Malheureusement le « préjudice » se confirme. Le vin manque de relief en bouche, les tannins sont aussi un peu rustiques.

Beaune premier cru Nicolas Rolin ++++
La cuvée du fondateur des Hospices de Beaune était incontestablement l’une des grandes réussites du millésime 2013. Et sans doute l’une des bonnes affaires de la vente… La qualité est à nouveau au rendez-vous cette année. Cette cuvée présente beaucoup d’ampleur en bouche, sur des tannins solides mais sans aspérité. Sa belle longueur en bouche, confirme la grande tenue de sa texture. Un vin dense et complet.

Volnay premier cru Général Muteau ++
Une première cuvée de volnay marqué par les fruits noirs (cassis, mûr) et la réglisse. Un boisé qui demande à se fondre se fait sentir en bouche. Difficile de s’emballer à ce stade.

Volnay premier cru Blondeau +(+)
Un volnay un peu carré et austère. La persistance d’un peu de gaz n’aide pas non plus à lui trouver de l’harmonie.

Volnay premier cru Santenots Jehan de Massol +++
Un grand classique des Hospices de Beaune en rouge. Idéalement situé dans le climat des Santenots, l’un des plus qualitatifs de la Côte de Beaune en rouge, il exprime une nouvelle fois son opulence, sa richesse avec beaucoup de classe. Les tannins sont fondus et la finale est fraîche et précise.

Volnay premier cru Santenots Gauvain ++
Il y a une classe d’écart entre les deux Santenots des Hospices cette année. Moins bien placé et aussi planté avec un matériel végétal moins qualitatifs (cela compte beaucoup les années compliquées), la cuvée est nettement moins à son avantage. Les vins est anguleux sur des tannins un peu durs. Il ne manque pas d’un certain fond pour autant…

Pommard Suzanne Chaudron ++++
Cette cuvée a rejoint le domaine des Hospices de Beaune lors du fameux leg de Raymond Cyrot et Suzanne Chaudron en 1979. Issue essentiellement de terroirs classés en appellation village elle figure de challenger ici. Relativement épargnée par la grêle, elle séduit par ses tannins flatteurs, sa gourmandise. Une rondeur qui ne la quitte pas, de l’attaque en bouche à la finale. Une belle surprise.

Pommard Raymond Cyrot +++(+)
Avec ses tannins souples et ronds, ce pommard fait bien la pair avec la cuvée "Chaudron". Un caractère croquant qui se prolonge bien en bouche (belle longueur). Le nez évoque la gelée de mûr.

Pommard Billardet
Une autre des cuvées largement touchée par la grêle l’an dernier et qui refait son apparition. Le vin semble tout juste sorti de la cuve, marqué par la présence de gaz. Difficile à évaluer…

Pommard premier cru Dames de la Charité ++
Le nez est précis, net. La bouche montre peu de volume. Il semble toutefois évoluer dans le bon sens explique Roland Masse. A revoir donc.

Pommard premier cru Epenots Dom Goblet ++
Une cuvée plutôt frustrante lors de nos visites régulières aux Hospices. Le terroir est qualitatif mais le vin manque un peu de relief et d’ampleur pour convaincre tout à fait. La longueur est pourtant là.

Corton grand cru Charlotte Dumay +++
Des notes complexes, épicées et fruitées, dominent le nez. En bouche, la matière est bien concentrés et les tannins assez fins. Un vin d’une certaine droiture.

Corton grand cru Docteur Peste ++
Un corton qui manque un peu de muscle, de fond, pour prétendre rivaliser avec les autres cuvées de corton qui l’encadre. L’ensemble n’est pas sans charme ni longueur pour autant. Mais le scepticisme l’emporte pour l’heure…

Corton Clos du Roi grand cru Baronne du Baÿ ++++
Au Royaume des corton des Hospices, le Clos du Roi est solidement assis sur son trône. Il domine d’une bonne tête les autres cuvées produites sur ce secteur par l’institution beaunoise. Un corton qui n’a même rien à envier à un grand cru de la Côte de Nuits. Il occupe un volume impressionnant en bouche. Les tannins sont remarquablement racés. La finale est longue. Vraiment royal.

Echezeaux grand cru Jean-Luc Bissey +
Le nez est fin, floral, avec cette élégance que l’on rencontre sur des grands vins de la Côte de Nuits. Une promesse que la bouche ne tient pas. Elle est fluide, courte.


Clos de la Roche grand cru Cyrot-Chaudron et Georges Kritter ++++
Déjà remarquable l’année dernière, le Clos de la Roche semble avoir trouvé son rythme de croisière depuis quelques années aux Hospices de Beaune. Au nez, l’aromatique est d’une grande intensité sur le fruit mûr. L’ampleur, la netteté et la consistance des tannins se déploient en bouche avec harmonie et cohérence.

Mazis-Chambertin grand cru Madeleine Collignon +++
Le mazis-chambertin déçoit rarement. A vrai dire nous ne l’avons même jamais vu faillir à son statut de grand cru. Il a trouvé ici un bon sparing partner en la personne du Clos de la Roche. Mais la finesse de ses tannins, la classe de sa texture et sa complexité aromatique font une nouvelle merveille. Un grand vin.

 

Les blancs

Impressions générales : Comme en rouge, la problématique grêle est l’une des clés du millésime. Pratiquement épargnés les vignes du nord de la côte de Beaune ont pu faire mûrir leurs raisins sans aléas (Corton-Vergennes, Corton Charlemagne, etc .). On y trouve des belles cuvées avec beaucoup de fond et un équilibre très prometteur. Beaucoup de terroirs de Meursault ne peuvent malheureusement pas en dire autant. On notera aussi qu’une nouvelle cuvée de blanc a fait son apparition : un beaune premier cru blanc (cuvée « Suzanne et Raymond »). Elle est issue d’une parcelle située sur le climat les Montrevenots replantée en chardonnay. Avant cette replantation, cette dernière entrait dans la cuvée de beaune premier cru « Cyrot-Chaudron » rouge.

 

Mes coups de cœur : Meursault-Charmes premier cru Albert Grivault, Corton-Vergennes grand cru Paul Chanson, Corton-Charlemagne grand cru François de Salins

 

Saint-Romain Joseph Menault
Un vin vif, citronné avec peu de volume. Vendangé un peu trop tôt. Souhaitons que la fermentation malolactique et les lies l’assouplissent.

Pouilly-Fuissé Françoise Poisard +++
Le nez évoque un fruit bien mûr. La bouche est tout en rondeur et onctuosité. Tout à fait l’opposé du Saint-Romain. L’élevage en demi-muid donne rend le boisé discret.

Beaune Les Montrevenots Suzanne et Raymond +++
C’est une première pour cette cuvée, issue d’une replantation de vignes sur le climat les Montrevenots. Un climat de haut de coteau, au sud de l’appellation. Le vin montre une belle consistance, de l’équilibre et une finale fraîche. Une réussite.

Meursault Loppin ++
Sur un profil gourmand, souple, ce meursault manque un peu de tonus et de complexité pour prétendre une notation plus favorable.

Meursault Goureau
Le nez évoque une touche de champignon de Paris. La bouche montre peu de concentration. Mauvaise passe ?

Meursault-Porusots premier cru Jéhan Humblot ++++
« Minéralité, finesse, race », écrivions nous l’an dernier. Des traits de caractère que l’on retrouve sur cette cuvée cette année. L’emprunte de ce terroir semble se jouer des aléas climatiques.

Meursault-Genevrières premier cru Baudot ++(+)
Un vin, frais, délicat. Une cuvée qui se montre peu expansive pour l’heure. La base semble plutôt prometteuse. A suivre.

Meursault-Genevrières premier cru Philippe Le Bon ++++
Beaucoup plus de fond et de concentration que la cuvée Baudot. Cette cuvée des références en blanc aux Hospices de Beaune tient ses promesses, dans un millésime où la grêle a fait des dégâts dans ce secteur.…

Meursault-Charmes premier cru Bahèzre de Lanlay +++(+)
Un meursault plutôt austère mais d’une belle précision en bouche comme au nez. Là aussi cette base semble promise à une belle évolution en cours d’élevage.


Meursault-Charmes premier cru Albert Grivault ++++
La cuvée de Genevrières Philippe Le Bon est généralement la tête d’affiche des blancs de Meursault aux Hospices. Sur ce terroir, relativement épargné par la grêle, « Albert Grivault » nous semble un ton au-dessus. Le vin est présente un remarquable équilibre, mais aussi beaucoup de fond et de concentration. Coupe de cœur.

Corton-Vergennes grand cru Paul Chanson ++(+)
Avec son expression aromatique intense, aux notes suaves, presque exotiques, on retrouve dans ce Vergennes ce qui en fait une cuvée singulière. La bouche déploie une matière, onctueuse, gourmande. La finale est longue et net. Un futur vin de plaisir.

Corton-Charlemagne grand cru Roi soleil ++
Le nez présente des notes d’agrumes. La bouche est pure et nette mais de demi-corps Un potentiel qui méritera d’être confirmé…

Corton-Charlemagne grand cru François de Salins ++++
Le profil inverse du Corton Vergennes dégusté précédemment… Exposition, situation, géologie, c’est aussi un tout autre terroir. Minéralité du Charlemagne versus puissance du Vergennes. En bouche cette cuvée est en effet droite, pure, cristalline. Un caractère sans doute moins consensuelle, mais d’une grande race. Comme celle que peut exprimer les vins de ce secteur lorsqu’ils sont accompagnés avec soin.

Bâtard-Montrachet grand cru Dames de Flandres ++++
Ce terroir est réputé pour donner les vins plus plus puissants de la Côte de Beaune. Les vieilles vignes de la parcelle des Hospices, livrant de petits raisins concentrés, accentuent encore ce caractère. La bouche est donc très dense, profonde, presque tannique. La carrure d’un grand vin de garde.

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Une femme à la tête des Hospices de Beaune

16 Octobre 2014 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Hospices de Beaune

La jeune œnologue, Ludivine Griveau, 36 ans, va devenir la première femme à prendre la tête du fameux domaine bourguignon.

« Mon père m’a dit que depuis Guigone de Salins (co-fondatrice des Hospices de Beaune en 1443), il n’y a pas eu beaucoup de femmes à la tête des Hospices de Beaune », s’amuse Ludivine Griveau.
A 36 ans, elle va immanquablement marquer l’histoire des Hospices de Beaune.
Elle deviendra, début 2015, la première femme à diriger le domaine et vinifier les vins de l’institution beaunoise.

« Ma priorité sera de pérenniser les efforts réalisés par Roland Masse (Ndlr : l'actuel régisseur). Je le connais depuis plusieurs années : nous avons la même vision du travail sur beaucoup de points. Il n’y aura pas de révolution. Dans un premier temps je vais m’imprégner du poste, des terroirs et prendre contact avec les vignerons. »

Ludivine Griveau est œnologue de la maison Corton-André (Aloxe-Corton), maison qu’elle avait rejoint en 2004. Elle est ingénieure agronome et diplômée de l’université de Dijon (DNO). De 2001 à 2004 elle a travaillé avec Nadine Gublin (Domaine Jacques Prieur, Maison Antonin Rodet, Albert Sounit). Elle mènera une équipe de 23 vignerons en charge de 60 hectares de vignes principalement en premiers et grands crus de la Côte de Beaune et de Nuits (à l’exception de la cuvée de Pouilly-Fuissé dans le Mâconnais).

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Millésime 2014 : « Une année de vinificateur »

26 Septembre 2014 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #millésime 2014, #Hospices de Beaune

Si le millésime 2014 s’est conclu sur une belle note côté ciel, les raisins nécessitent du tri et de l’attention en cave. Les blancs semblent plus avoir les pronostiques les plus favorables des professionnels.

Vendanges en Bourgogne«Le millésime s’annonçait compliqué. Il n’est pas simple à travailler, confirme Roland Masse, régisseur des Hospices de Beaune. Il faut se questionner sur chaque rentrer de raisins : comment va-t-on les travailler ? Est-ce que l’on fait partir rapidement les cuves en fermentation ou non ? C’est vraiment un gros travail de cuverie cette année.

Si l’on se base sur les résultats analytiques les degrés sont là, les maturités sont bonnes. Nous avons bien travaillé le tri et la qualité du raisin. La richesse en polyphénols à l’air jolie : les premières fermentations donnent de belles couleurs. L’équilibre acide semble pas mal. Si l’on se base là-dessus, on devrait faire un joli millésime, mais année extraordinaire sûrement pas.

En rouge, la situation est très disparate d’une appellation à l’autre, en fonction de la grêle ou non, des conditions du passage de la floraison. Le travail se réfléchit à la cuvée. Il n’y a pas une seule méthode de vinification cette année. Les raisins sont différents d’une parcelle à l’autre. »

Le vigneron de la Côte de Nuits pour les Hospices, Vincent Paindavoine, confie avoir vendangé de très beaux raisins dans les grands crus Clos de la Roche et Mazis-Chambertin (avec des degrés potentiels entre 12 et 12,5°). La qualité semblait plus disparate dans les Echezeaux.

Sur le plan quantitatif, la déception reste tout de même là. Avec une vente qui devrait se limiter à 550 pièces (fût de 228 litres) mis aux enchères le 16 novembre prochain.

Plus globalement, l’œnologue-conseil Kyriakos Kynigopoulos (il suit de nombreux domaines en Bourgogne), parle d’une « année magnifique en blanc ». L’équilibre et la maturité se sont donnés rendez-vous. En rouge, l’extraction se fait sans problème, mais il faut de la vigilance notamment du fait d’acidités volatiles élevées (lire ici). Les vignerons devront être « près de leurs cuves ». La Côte de Nuits semble une nouvelle fois s’en sortir plus favorablement que les autres vignobles bourguignons, en quantité au moins. « Les nuitons ont encore de la chance cette année », affirme l’œnologue.

Des premières impressions à confirmer, bien-sûr, dans les prochains mois.

Photo : Vendanges de pinots noirs, en Côte de Beaune, le 14 septembre dernier .

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Hospices de Beaune : le régisseur tourne une page

21 Septembre 2014 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #millésime 2014, #Hospices de Beaune

Chef d’orchestre du domaine des Hospices de Beaune, Roland Masse vinifie son dernier millésime. Arrivé en 2000 aux commandes cette institution bourguignonne, il nous livre ses impressions, quelques heures après l’arrivée de la dernière caisse de raisins...

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Scènes de vendanges aux Hospices de Beaune

15 Septembre 2014 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #millésime 2014, #Hospices de Beaune

Arrivée des raisins de meursault premier cru Charmes et de Beaune premier cru Les Avaux à la cuverie des Hospices de Beaune lors des vendanges 2014.

Les vendanges 2014 se poursuivent par un temps idéal en Bourgogne. Sur cette vidéo, on voit la mise dans le pressoir des raisins de meursault premier cru Charmes (cuvée A.Grivault). Après les pressurage, le moût est placé en cuve pour le débourbage (évacuation des matières les plus lourdes avant le départ en fermentation). Les stagiaires s'essaient à la lecture du mustimètre. Résultat : un joli 13° potentiel. Les raisins se sont bien concentrés en sucre grâce au soleil de ces dernières semaines. Pendant ce temps, sur un autre quai, des pinots noirs de beaune premier cru Les Avaux (cuvée M.Drouhin) font leur entrée à la cuverie, après passage sur table de tri et égrappage. Les raisins sont mis en cuve inox grace à un conquet qui évite le pompage.

Après les corton, coupés ce week-end, les Hospices de Beaune vont terminer leur récolte 2014 en milieu de semaine par les grands crus de la Côte de Nuits (clos de la Roche et mazis-chambertin).

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Hospices : le record pulvérisé

18 Novembre 2013 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Hospices de Beaune, #Millésime 2013

Jamais la vente des vins des Hospices de Beaune n'a autant rapporté. La demande est surtout venue d'Asie.

Les Hospices de Beaune vivent bien à l'heure de la mondialisation. Assez en tout cas pour battre de nouveaux records. Hier, la 153e édition s'est soldée par un chiffre d'affaires de 5 770 495 € (hors frais et pièce de charité). La précèdente référence en la matière datait de 2000 : le millésime au "triple 0" s'était conclu par un gain total de 5 272 997 €.
Mais à l'époque, le volume de vin mis en vente était de 727 pièces contre 443 cette année. C’est donc surtout le prix moyen de la pièce qui interpelle (13 013 €) : il a tout simplement progressé de 56% en 13 ans !

Aujourd’hui, une bouteille des Hospices de Beaune vaut près de 45€ « en primeur » et en moyenne. Après mise en bouteille et en additionnant les frais de vente, elle coûtera 70 € à son acquéreur !
Les Hospices civils de Beaune peuvent donc, plus que jamais, se féliciter de disposer d’un domaine d’une soixantaine d’hectares en Bourgogne (rappelons que le bénéfice de la vente est versé à l’hôpital public de Beaune)…

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Le palmarès 2013 des cuvées des Hospices de Beaune

13 Novembre 2013 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Hospices de Beaune, #Millésime 2013

Mes traditionnelles notations et enseignements après dégustation des 43 cuvées 2013 des Hospices de Beaune.

La note maximale est ++++


Les rouges

Impressions générales :
L'hétérogénéité entre les cuvées est le fait marquant de ce millésime. Rien de surprenant à cela au vu des conditions climatiques, chahutées et tardives, rencontrées pendant la récolte. « Ce n’est pas l’année du siècle », nous répètent les vignerons bourguignons depuis la fin des vendanges. La plupart des cuvées sont d’un volume et d’une longueur plus faibles que la moyenne de ces dernières années. Mais dans l’ensemble, les tannins se montrent plutôt fondus. Les vins sont nets et assez expressifs sur le plan aromatique (ils se révèlent relativement peu marqués par le bois, un bon signe). Les investissements réalisés cette année pour la réception des raisins (lire ici) ont, sans jeu de mots, pleinement porté leurs fruits. Les cuvées les mieux notées n’ont pas de complexe à faire par rapport à ce que des millésimes plus favorables ont donné.

 

A noter que trois cuvées manquent à l’appel de cette vente 2013 pour cause de grêle (la maigre production de certaines parcelles a été versée à des cuvées voisines) : les beaune premiers crus Cyrot-Chaudron et Hugues et Louis Bétault, ainsi que le pommard Billardet.


Mes coups de cœur : Pernand-Vergelesses Rameau-Lamarosse, Auxey-Duresses premier cru Boillot, Beaune premier cru Nicolas Rolin, Volnay premier cru Santenots Gauvain, Clos de la Roche grand cru Cyrot-Chaudron et Georges Kritter.

 

Santenay Christine Friedberg
Un vin vif et d’une densité très moyenne.

Pernand-Vergelesses Rameau-Lamarosse +++
Très joli nez, évoquant des arômes de pivoine. La bouche surprend par son étoffe et surtout la finesse de ses tannins.

Savigny-lès-Beaune premier cru Fouquerand +
Du fruit noir et des épices au nez. La bouche est assez stricte, avec une pointe de dureté en finale.


Savigny-lès-Beaune premier cru Arthur Girard ++
Nez discret de petits fruits rouge. La bouche propose une matière assez fine et fraîche. Plaisant.

Savigny-lès-Beaune premier cru Forneret
Peu volume et de la vivacité. Plutôt raide à ce stade.

Monthelie premier cru Lebelin ++(+)
Après la cuvée de Pernand, c’est la deuxième bonne surprise de cette série. Le nez est discret mais la bouche ronde, bâtie sur des tannins fondus est séduisante.

Auxey-Duresses premier cru Boillot ++++
Le nez est toasté et d’une belle intensité. La bouche se montre charnue, profonde. Un vin complet et prometteur. Sans doute une des meilleures affaires de cette vente.

Beaune premier cru Maurice Drouhin ++
Des notes de bonbons anglais au nez. Le vin est équilibré, mais s’affirme sur des tannins austères aujourd’hui. A revoir.

Beaune premier cru Brunet ++
Un vin qui joue davantage sur ces qualités de pureté aromatique et de fraicheur, que de concentration et de puissance. L’ensemble est plaisant, élégant.

Beaune Grèves premier cru Pierre Floquet ++

Le nez présente une dominante épicée associée à un fruité exprimant une bonne maturité. La bouche est sérieuse (des tannins fermes) et persistante. Du potentiel.

Beaune premier cru Clos des Avaux +(+)
Au nez un fruité mûr évoque des notes de bonbon. La bouche est ronde, gourmande. Du sucre résiduel doit tempérer cette première approche flatteuse.

Beaune premier cru Rousseau-Deslandes ++(+)
Une belle intensité aromatique au nez. En bouche, il se dégage de l’harmonie et de l’équilibre. Là aussi, la persistance de sucre résiduel (les vendanges sont encore toutes proches !) incite à la prudence.

Beaune premier cru Dames Hospitalières +
Un vin délicat ou fuyant, selon les perceptions... Bref, le peu de matière donne une impression de facilité et de légèreté. Un peu juste, dans l’ensemble, pour un premier cru…

Beaune premier cru Guigone de Salins ++
La cuvée de la fondatrice dévoile des tannins tout en dentelle cette année. Ce caractère friand lui assure un certain charme. Un peu plus de fond ne lui aurait pas fait de tort non plus.

Beaune premier cru Nicolas Rolin ++++
Incontestablement la grande cuvée de Beaune cette année. Elle se positionne plus généralement dans le trio de tête des rouges en 2013. Le nez est complexe et intense. La bouche est délicieusement réglissée. Le tout sur des tannins denses. Superbe.


Volnay premier cru Général Muteau +
Une première cuvée de volnay marqué par un boisé toasté au nez. En bouche, les tannins sont assez astringents. Les effets de la grêle ?

Volnay premier cru Blondeau ++
Le nez, dans un registre floral est prometteur. La bouche présente beaucoup de "mâche". Les tannins sont plutôt rugueux en finale. A suivre. C'est le vin le plus complet, jusqu'ici, de la série des volnay.


Volnay premier cru Santenots Jehan de Massol +++
Un vin dont le potentiel semble prometteur. La bouche est plus riche que la moyenne, avec les tannins fondus qui caractérisent ce climat de volnay. Une sensation de délicatesse se dégage.

Volnay premier cru Santenots Gauvain +++(+)
Le nez est complexe, mêlant un boisé toasté et des notes d’épices. La bouche offre beaucoup de chair, d’épaisseur. Le caractère « sphérique » des santenots exprime toute sa gourmandise. Un vrai régal.


Pommard Suzanne Chaudron ++
Un vin pur, frais, élégant. A défaut de puissance, l’ensemble dégage une sensation d’harmonie.


Pommard Raymond Cyrot (+)
Le nez évoque la framboise, le petit fruit rouge. La bouche est austère. A revoir…


Pommard premier cru Epenots Dom Goblet ++
Le nez est marqué par le boisé. La bouche séduit par la finesse de ses tannins. Le caractère élègant, « Epenots », de ce pommard est bien au rendez-vous. La puissance, moyenne, du millésime aussi.


Pommard premier cru Dames de la Charité
Un vin marqué par une importante présence de sucre résiduel à ce stade. Toute tentative sérieuse d’évaluation est vaine.


Corton grand cru Charlotte Dumay +++
Des notes de rose fraiches dominent le nez. En bouche, la matière est ferme, d’une bonne concentration. La finale évoque la griotte. Un vin droit et d’une belle longueur.


Corton grand cru Docteur Peste
Trop de sucre résiduel à ce stade. Notation impossible.

Corton Clos du Roi grand cru Baronne du Baÿ +++(+)
Un vin qui campe sur une solide structure. Les tannins sont fermes et serrés. Le nez est complexe. Une cuvée qui devrait se révéler en cours d’élevage et déployer son potentiel.


Echzeaux grand cru Jean-Luc Bissey +(+)
Le nez est intense, floral. La bouche, marquée par des tannins rugueux, est plus décevante. A revoir.


Clos de la Roche grand cru Cyrot-Chaudron et Georges Kritter ++++
La grande classe au nez comme en bouche. Les tannins sont très fins et concentrés en même temps. L’aromatique s’exprime avec beaucoup d’intensité et de complexité. Des arômes discrets mais fins (sur le floral). Une finale longue et réglissée conclut la dégustation. Coup de coeur...

Mazis-Chambertin grand cru Madeleine Collignon +++
Une fois n’est pas coutume, il nous semble que la cuvée de Mazis a été détrônée, cette année, par le Clos de la Roche. La densité est là, mais la bouche est sérieuse, même stricte en finale. Peut-être avec quelques mois de plus…

 

 

Les blancs 

Impressions générales :
Comme pour les rouges, les valeurs sont bousculées par ce millésime compliqué (la fenêtre de tir pour vendanger était étroite surtout en blanc). Quelques cuvées « stars » comme le bâtard-montrachet ou les meursault Genevrières sont à la peine. D’autres sont plus prometteuses.
Point rassurant, les acidités sont moins mordantes que redouté en début de vendanges. Les différences d’évolutions dans la vinification et l’élevage sont en blanc un élèment qui rend la dégustation toujours compliquée à ce stade. Cette année tardive, ne fait pas exception. 


Mes coups de cœur : Pouilly-Fuissé Françoise Poisard, Meursault-Porusots premier cru Jéhan Humblot, Meursault-Charmes premier cru Albert Grivault.


Saint-Romain Joseph Menault ++
Le nez est expressif sur des notes de pomme et de pamplemousse. La bouche se montre pure, d’une belle vivacité mais sans verdeur. Un beau potentiel.

Pouilly-Fuissé Françoise Poisard +++
Le nez évoque un fruit bien mûr. Une sensation qui se confirme en bouche : une grande harmonie s’en dégage. Un heureux mariage entre rondeur et vigueur.

Meursault Loppin ++
De la rondeur, de la gourmandise en bouche. Le tout ne manque pas de fraicheur. Le pouilly-fuissé, précédemment dégusté, paraît toutefois un ton au-dessus…

Meursault Goureau ++(+)
Le nez évoque la pêche. La bouche se distingue par sa longueur, son caractère tonique davantage que sa puissance. Une bonne base.

Meursault-Porusots premier cru Jéhan Humblot ++++ 
Minéralité, finesse, race. La personnalité de ce terroir de référence à Meursault se confirme à chaque millésime, ou presque, aux Hospices.   

Meursault-Genevrières premier cru Baudot + 
Un vin délicat, presque fluet. Peu de personnalité à ce stade. Une déception pour l’heure.

Meursault-Genevrières premier cru Philippe Le Bon +(+)
Un peu plus de fond et d’expression que la cuvée Baudot (Genevrières également), mais l’ensemble reste décevant pour une des références aux Hospices en blanc…

Meursault-Charmes premier cru Albert Grivault ++++ 
L’autre belle cuvée, en premier cru, à Meursault sur ce millésime. Le vin est riche, profond, gourmand tout en révélant une certaine finesse. Le nez est expressif. Un vrai « Charmes ».

Meursault-Charmes premier cru Bahèzre de Lanlay +
Le nez est assez expressif, a contrario de la bouche que l’on peine à saisir. Un coup de mou ?

Corton-Vergennes grand cru Paul Chanson ++(+) 
Des agrumes  et un caractère presque exotique au nez, mais surtout beaucoup de gourmandise en bouche. La fermentation alcoolique n’est pas terminée (du sucre résiduel). A confirmer donc…

Corton-Charlemagne grand cru Roi soleil ++ 
Des notes d’orange au nez. La bouche est serrée, vive. Un potentiel à confirmer…


Corton-Charlemagne grand cru François de Salins ++(+) 
Un vin frais, droit et pur. Une belle trame qui manque d’enveloppe aujourd’hui mais l’optimisme est permis.

Bâtard-Montrachet grand cru Dames de Flandres ++
Un caractère miellé, expressif, puissant est là au nez. La bouche est davantage chahutée. Un manque d’harmonie générale le pénalise. On a connu ce grand cru dans une meilleure forme.

 

Ces vins seront mis aux enchères le 17 novembre sous la halle de Beaune. A noter que le site Hospices-beaune.com propose, pour la cinquième année, de regrouper des particuliers pour acheter certaines cuvées. Cette année il est possible de limiter ses achats à trois bouteilles.
 

 

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Décuvage aux Hospices de Beaune

23 Octobre 2013 , Rédigé par Laurent Gotti Publié dans #Hospices de Beaune, #Millésime 2013

Les Hospices de Beaune procèdent ces jours-ci aux décuvages. Stade ultime de la vinification des rouges. L'occasion de goûter quelques cuvées en compagnie de Sébastien Lecomte, adjoint du régisseur.

Quelques satisfactions : la cuvée de volnay premier cru Santenots « Gauvains » est pleine et ronde, bâtie sur des tannins fins. Le beaune premier cru « Nicolas Rolin » est très floral, élégant. Plus dense que la cuvée au nom de l'autre co-fondateur des Hospices (Guigone de Salins). Le Santenay est plus difficile à saisir : il se montre vif et de demi-corps. Ces impressions seront à confirmer et à compléter avant la vente des vins (le 17 novembre).
Sur le plan de la quantité, c’est marée basse… Il faut remonter à 1981 pour constater une récolte aussi faible aux Hospices de Beaune. Les 60 hectares du domaine n’ont produit que 443 pièces (une pièce = un fût de 228 litres).
Sans surprise, c'est le secteur touché par la grêle du 23 juillet qui affiche les rendements les plus faibles. Trois cuvées de rouges seront absentes du catalogue cette année (Les beaune « Bétault » et « Cyrot-Chaudron » et le pommard « Billardet »). Les blancs s'en sortent pas trop mal : 110 pièces. Un volume quasi identique à celui de l'an dernier (petit millésime aussi en quantité). En rouge, les secteurs de Corton et des grands crus de la Côte de Nuits sont également relativement épargnés.
La vente aux enchères, le 17 novembre prochain, sera présidée par Clotilde Courau et Laurent Gerra. La pièce de Charité un meursault premier cru Genevrières sera adjugée au profit des associations Petits princes et Papillons blancs.

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